Dans une décision rendue tardivement lundi soir, la Chambre chargée des crimes financiers près la Cour d’appel de Rabat a clôturé un volet judiciaire sensible impliquant un cadre influent du taekwondo. Le secrétaire général de la Fédération royale marocaine de cette discipline, qui avait également présidé une ligue régionale à Laâyoune, a écopé d’une peine d’un an de prison avec sursis, assortie d’une amende de 10.000 dirhams.
L’affaire avait pris un tournant décisif lorsque les éléments de la police judiciaire de la wilaya de Laâyoune avaient interpellé le mis en cause, sur la base d’un mandat d’arrêt émis par leurs homologues de Rabat, rapporte Al Akhbar de ce jeudi 7 mai. Une plainte officielle l’accusait alors de détournement, de dilapidation de fonds publics et de falsification de documents administratifs.
Après son arrestation à Laâyoune, il a été transféré à la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) à Rabat, où une enquête préliminaire a été ouverte. Selon certaines sources, celle-ci portait sur le détournement d’une somme avoisinant les 150.000 dirhams. L’intéressé a été déféré en avril 2025 devant le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Rabat, après avoir été interrogé par la Brigade régionale de la police judiciaire spécialisée dans la lutte contre les crimes économiques et financiers.
Le magistrat l’a ensuite présenté devant le juge d’instruction, sollicitant une enquête approfondie propre à confirmer ou infirmer son implication dans le détournement et la dilapidation de l’argent public. Les faits remontent au mois de mai 2024, lorsqu’une enquête avait été ouverte à la suite du dépôt d’une plainte signalant des irrégularités financières au sein de la ligue régionale de taekwondo de Rabat-Salé-Kénitra, qu’il présidait.
La plainte reprochait au mis en cause d’avoir profité de l’absence d’autres responsables, pour raisons de santé, afin de prendre des décisions illégales portant sur les finances de la ligue. Ces agissements lui ont valu d’être poursuivi pour «détournements de fonds», «dilapidation de deniers publics» et «abus de confiance», ajoute Al Akhbar. En conséquence, les autorités judiciaires ont pris, dès octobre 2024, plusieurs mesures à son encontre, dont le retrait de son passeport et une interdiction de quitter le territoire, avant qu’il ne soit finalement arrêté à Laâyoune en avril 2025, et remis aux services de police de Rabat. Il a ensuite été présenté devant la Chambre des crimes financiers de la Cour d’appel de Rabat, qui a prononcé à son encontre une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis.




