IA, sciences de la navigation, contenu numérique: l’Université Mohammed Ier élargit son offre de formation

Des étudiants à l’Université Mohammed Premier d’Oujda. (M.Chellay/Le360)

Le 26/10/2026 à 10h10

VidéoAvec près de 18.000 nouveaux étudiants à la rentrée, l’Université Mohammed Ier d’Oujda poursuit son expansion. De nouvelles filières voient le jour, de l’intelligence artificielle aux sciences de la navigation, pour coller à l’évolution des métiers. Les détails.

Intelligence artificielle, création de contenu numérique, sciences de la navigation… L’Université Mohammed Ier d’Oujda ouvre de nouvelles spécialités pour suivre l’évolution des métiers. Une manière de rapprocher ses formations du marché du travail et des projets qui font avancer l’Oriental.

De nouvelles structures voient le jour et de nouvelles filières sont lancées dans des domaines en pleine mutation. L’université élargit ainsi le choix des étudiants et adapte son offre aux transformations économiques et technologiques.

À la rentrée, l’établissement a accueilli près de 18.000 nouveaux étudiants. Il compte désormais environ 78.000 inscrits, répartis sur plus de 280 filières. «Cette année, la rentrée universitaire a été une réussite par excellence», souligne Yassine Zaghloul, président de l’Université Mohammed Ier.

De 9 à 18 établissements universitaires

En quelques années, l’université a presque doublé son réseau, passant de 9 à 18 établissements. Implantés à Oujda, Nador, Berkane et Taourirt, ils permettent de diversifier les formations et de rapprocher l’enseignement supérieur des étudiants de la région.

«Ces nouvelles filières répondent aux besoins de la région, mais aussi à ceux du pays. Elles accompagnent également les grands projets lancés dans la région», explique Yassine Zaghloul.

À Berkane, l’offre s’est enrichie avec la création de la Faculté des sciences humaines et sociales, qui couvre la philosophie, la sociologie, l’anthropologie et la psychologie. La ville abrite aussi une structure spécialisée dans les industries agroalimentaires et les biotechnologies.

À Taourirt, l’université a lancé une Faculté des sciences et techniques, dont les formations portent sur la pétrochimie, la digitalisation et l’intelligence artificielle. Une faculté d’économie et de gestion a également été créée.

À Nador, la Faculté pluridisciplinaire a été réorganisée afin de donner naissance à des établissements autonomes. La ville compte aussi une structure consacrée au génie mécanique et aux sciences de la navigation. À Oujda, une nouvelle structure est dédiée aux sciences du sport.

Le numérique au cœur des nouvelles formations

L’université adapte également le contenu de ses cursus à l’évolution des métiers. L’intelligence artificielle et la création de contenu numérique y occupent une place croissante.

À la Faculté des lettres, des sciences humaines et sociales d’Oujda, un master en médias, communication et création de contenu numérique a été lancé. Il vise à former des profils capables de concevoir des contenus pour les supports numériques et de maîtriser les nouveaux outils de communication.

Pour son coordinateur, Hicham Qazzout, enseignant-chercheur en médias et communication stratégique, cette formation répond à l’évolution des pratiques numériques et à l’usage croissant des applications d’intelligence artificielle chez les jeunes.

«C’est un nouveau parcours pédagogique qui mise sur l’adaptation aux transformations numériques et sociétales que connaît notre pays, notamment avec la révolution technologique et les enjeux liés à l’intelligence artificielle», explique-t-il.

Le master veut donner aux étudiants des compétences qu’ils pourront mettre à profit dans le monde professionnel.

Plateformes numériques et applications d’intelligence artificielle font déjà partie du quotidien des étudiants. L’idée est de les amener à dépasser la simple utilisation, pour en faire des outils de travail.

La recherche comme autre levier de développement

La diversification des formations s’accompagne d’un volet recherche. L’Université Mohammed Ier compte environ 70 laboratoires, dont les travaux couvrent la santé, l’agriculture, la sécurité hydrique, la sécurité alimentaire et les énergies.

Des recherches sont également menées dans des secteurs technologiques et industriels, comme l’industrie automobile et l’impression 3D. Des brevets ont été déposés dans l’agriculture, les énergies renouvelables et la gestion des ressources en eau.

Pour le président de l’université, le défi consiste désormais à valoriser ces résultats et à les transformer en applications concrètes. Cela passe notamment par le renforcement des partenariats avec les acteurs économiques de la région.

L’objectif est de relier davantage les travaux des chercheurs aux besoins des entreprises et aux projets de développement. L’université entend ainsi renforcer son rôle dans l’innovation et le développement économique de l’Oriental.

Par Mohammed Chellay
Le 26/10/2026 à 10h10