Vague de froid intense en mars, chutes de neige printanières sur les reliefs de l’Atlas en mai, vague de chaleur précoce aux records historiques quelques jours à peine plus tard... En moins de trois mois, le Maroc a traversé au printemps une succession d’extrêmes climatiques qui aurait pu s’étaler sur plusieurs saisons.
La Direction générale de la météorologie (DGM) établit l’anomalie thermique nationale à +0,29 °C par rapport à la normale 1991-2020, plaçant cette saison au «12ème rang des printemps les plus chauds depuis 1981». Les printemps 2023 et 2024 avaient affiché des anomalies de respectivement +2,05 °C et +1,18 °C.
Sur le plan pluviométrique, le déficit national s’est limité à -9,6%. La DGM qualifie cette situation de «relativement proche de la normale», un contraste avec les -57,6% de 2023 ou les -17,3% de 2024.

Après l’excédent de +30,3% enregistré au printemps 2025, l’institution y lit «un retour vers des conditions plus proches des moyennes climatiques».
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Du 3 au 13 mars, une vague de froid tardive a soumis une large partie du Maroc à des températures minimales inhabituelles pour la période. À Midelt, le thermomètre a chuté à -5,2 °C. Khouribga a enregistré 1,9 °C, Taza 2,0 °C. La DGM a inscrit mars 2026 au «10ème rang des mois de mars les plus froids depuis 1981».

Du 14 au 20 mai, un épisode de fraîcheur a recouvert les sommets du Haut et du Moyen Atlas d’un manteau neigeux tardif. Du 20 au 27 mai, une vague de chaleur précoce a balayé une grande partie du Maroc. Les températures maximales ont franchi le seuil des 43 °C dans plusieurs villes. Sidi Slimane a affiché 43,6 °C, Taroudant 43,7 °C, Es-Smara 43,8 °C. Le 25 mai, Safi a enregistré 42,5 °C, pulvérisant l’ancien record mensuel de 40,5 °C établi en mai 2001.

Cette succession d’extrêmes en quelques semaines, souligne la DGM, «rappelle l’importance d’un suivi météorologique et climatique continu ainsi que le rôle essentiel des systèmes d’alerte précoce». Dans un contexte de variabilité climatique croissante, «l’anticipation des événements extrêmes constitue un levier majeur pour protéger les populations, renforcer la résilience des secteurs socio-économiques et améliorer la prise de décision», conclut l’institution.




