«Il n’est pas normal que nous assistions en une seule année à l’effondrement de 3 immeubles qui ont entrainé la mort de 50 personnes. Ces constructions n’étaient ni recensées ni classées» en tant que bâti menaçant ruine, a déclaré Abdeslam El Bekkali, maire de Fès. Une déclaration qui trahit l’incapacité à mettre un terme à ce fléau qui a récemment coûté la vie à 15 personnes suite à l’effondrement d’un immeuble à Fès.
Rencontré en marge du conseil d’administration de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine et la réhabilitation des bâtiments menaçant ruine (ANRUR), le maire a assuré que l’Agence et lui-même ont examiné les moyens d’anticiper «la mise en œuvre de solutions urgentes afin de mettre un terme et de limiter ces drames et ces décès soudains et conjoncturels».
«Heureusement, l’ensemble du conseil confirme notre engagement collectif à prendre l’initiative au sein du comité préfectoral ou provincial pour résoudre en priorité les habitations de la catégorie B1, c’est-à-dire l’ensemble des édifices menaçant ruine classés au premier degré de risque».
L’élu a promis la mobilisation de «tous» afin de «trouver des solutions dans les plus brefs délais et passer à l’activation des mesures proposées».
En conclusion, le maire a souligné que le comité préfectoral de la ville œuvre à lancer prochainement un plan pour régler ces graves problèmes des habitations menaçant ruine.




