L’ancien responsable, qui exerçait au sein du consulat général du Royaume du Maroc à Dubaï (Émirats arabes unis), avait fait l’objet d’une recherche active après avoir refusé de dénoncer des détournements financiers au sein de la même représentation diplomatique. Disparu de la circulation pendant une certaine période, il n’est revenu au Maroc que l’année dernière et a été interpellé à l’aéroport Mohammed V de Casablanca, puis transféré au siège de la brigade régionale de la police judiciaire à Rabat.
Un avis de recherche international, diffusé par Interpol, avait été émis à son encontre, suite à une plainte déposée par l’Agent judiciaire du Royaume, agissant pour le compte du ministère des Affaires étrangères, relaie Assabah de ce mercredi 13 mai. Présenté devant la Chambre criminelle à l’issue d’une enquête préliminaire approfondie ayant confirmé son implication, le prévenu s’est vu reprocher d’avoir dissimulé des actes graves, notamment après l’arrestation d’un ancien fonctionnaire qui avait, de son côté, détourné près de cinq millions de dirhams. Ce dernier avait été condamné par la même juridiction à trois ans de prison, ainsi qu’à la restitution de 4,5 millions de dirhams provenant des taxes versées par les membres de la communauté marocaine lors de l’obtention de leurs documents administratifs dans le pays hôte. Le nouvel inculpé, qui avait perçu des pots-de-vin et détruit délibérément des documents et registres pour éviter d’attirer l’attention sur ses agissements, a été poursuivi à son tour.
Une commission d’enquête, dépêchée sur place par le ministre des Affaires étrangères, a relevé de multiples faits de détournement, de dilapidation des deniers publics, de corruption et de dissipation de documents officiels. Outre sa peine de trois ans d’emprisonnement ferme –prononcée dans le cadre de cette affaire connexe–, le mis en cause a également été condamné à reverser au ministère la somme de 300.000 dirhams et à s’acquitter d’une amende de 20.000 dirhams.
Cette affaire s’inscrit dans une série de poursuites visant plusieurs percepteurs en poste dans des ambassades et consulats du Maroc, et impliqués dans des détournements de fonds publics, indique Assabah. Le tribunal a ainsi infligé des peines similaires à d’autres concussionnaires exerçant au sein des ambassades du Maroc en Espagne, en Italie et en France, parmi lesquels figurait un ministre délégué en poste dans l’ambassade du voisin du nord du Royaume.
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