Selon des sources contactées par Le360, six personnes au total ont été admises à l’hôpital. Cinq appartiennent à la même famille. La sixième est une personne ayant été en contact avec elles. Les deux mineurs sont décédés des suites des complications qui seraient provoquées par la bactérie. Les quatre autres patients reçoivent les soins nécessaires.
Les mêmes sources indiquent que les autorités et les services de santé du CHU ont été mis en alerte. Les personnes contacts ont été identifiées et placées sous surveillance. L’ensemble du personnel soignant a été vacciné afin d’éviter toute propagation parmi les équipes et les usagers de l’hôpital.
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Nos sources tiennent à mettre en garde contre la dangerosité de l’infection pour les usagers et le personnel de santé, en particulier ceux qui n’ont pas été vaccinés dans le cadre du Programme national d’immunisation. Elles appellent à la prudence et à éviter tout contact avec les cas suspects.
Jusqu’à l’écriture de ces lignes, et bien qu’ils aient été contactés, le ministère de la Santé, la direction de l’hôpital et le Groupement sanitaire territorial (GST) de la région Souss-Massa n’ont pas répondu à nos sollicitations quant aux cas atteints de diphtérie.
Qu’est-ce que la diphtérie?
La diphtérie est une infection bactérienne grave causée par Corynebacterium diphtheriae. Certaines souches de cette bactérie produisent une toxine responsable des formes les plus sévères de la maladie.
La transmission se fait principalement par voie aérienne, à travers les gouttelettes émises lors de la toux ou des éternuements. Elle peut aussi survenir par contact direct avec des lésions cutanées infectées ou, plus rarement, avec des objets contaminés. La période d’incubation est généralement de deux à cinq jours.
La forme la plus fréquente touche la gorge et le nez. Elle se manifeste par un mal de gorge, une fièvre modérée, des difficultés à avaler et un gonflement des ganglions du cou. La maladie se caractérise par l’apparition de fausses membranes grisâtres au fond de la gorge. Ces membranes peuvent obstruer les voies respiratoires et provoquer une asphyxie.
La toxine diphtérique peut également se diffuser dans l’organisme. Elle atteint alors le cœur, avec un risque de myocardite, ainsi que le système nerveux et les reins. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la létalité se situe entre 5 et 10% des cas et elle est plus élevée chez les jeunes enfants.
Le traitement repose sur l’administration rapide d’une antitoxine diphtérique, associée à des antibiotiques comme la pénicilline ou l’érythromycine. Les malades sont placés en isolement. Les personnes contacts reçoivent un traitement préventif et une mise à jour de leur vaccination.
La vaccination reste le principal moyen de prévention. Le vaccin antidiphtérique est intégré au Programme national d’immunisation au Maroc et administré dès la petite enfance, avec des rappels. L’immunité diminue avec le temps, d’où l’importance de respecter le calendrier des rappels.



