La chute du prix du poulet laisse penser que les mariages coûteront moins cher cet été. Alors que la saison des cérémonies bat son plein, de nombreuses familles espèrent alléger leur budget. Les professionnels de la restauration événementielle invitent pourtant à relativiser: le coût d’une réception ne se résume pas au prix de la volaille, mais englobe une multitude de prestations dont les tarifs, eux, restent élevés.
Chez les traiteurs, la volaille ne représente qu’un élément parmi les nombreuses dépenses engagées pour préparer une réception. Les prix des autres produits alimentaires, les frais liés au personnel, la décoration ou encore les services annexes impactent les budgets des familles.
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«La baisse du prix du poulet n’a pas eu d’impact direct sur nos prestations», explique Hassan Douch, secrétaire général de la Fédération marocaine des traiteurs. Selon lui, les professionnels ne s’approvisionnent pas directement auprès des marchés traditionnels, mais auprès de fournisseurs spécialisés dont les tarifs restent élevés.
«Nous achetons nos produits auprès de sociétés qui fournissent des factures, et les prix des matières premières restent importants. À cela s’ajoute le coût élevé d’autres produits comme la viande de mouton ou de veau», précise-t-il.
Cette situation s’inscrit dans un contexte déjà difficile pour le secteur de la restauration événementielle. Depuis la crise sanitaire, les traiteurs peinent à retrouver leur niveau d’activité d’avant 2020. «Le secteur ne retrouvera plus son fonctionnement d’avant la pandémie Covid-19. L’activité repart progressivement, mais nous sommes encore loin de la période où les fêtes de mariage étaient beaucoup plus fréquentes», estime Hassan Douch.
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Sous l’effet de la hausse des dépenses, les familles ont également revu l’organisation de leurs cérémonies. Les mariages réunissant plusieurs centaines d’invités se font désormais plus rares.
Pour maîtriser leur budget, nombre d’entre elles réduisent aujourd’hui la liste des convives. «Autrefois, certaines familles organisaient des fêtes de 400 à 500 personnes. Aujourd’hui, la plupart des mariages rassemblent entre 200 et 250 invités», observe Hassan Douch.
La récente baisse du prix du poulet a également modifié les habitudes de certains clients, mais pas dans le sens attendu. La chute soudaine des prix suscite des interrogations chez certains d’entre eux, qui préfèrent désormais renoncer à servir de la volaille lors des mariages. Hassan Douch précise toutefois que ce choix n’a aucun lien avec le «régime Tayyibat».
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«Cette chute des prix alimente les doutes de certains clients. Ceux qui en ont les moyens préfèrent alors proposer du poisson ou de la viande rouge plutôt que du poulet», explique Hassan Douch.
Cette recherche d’un meilleur équilibre budgétaire concerne d’ailleurs toutes les catégories de ménages. Même les familles les plus aisées cherchent désormais à maîtriser leurs dépenses, sans pour autant renoncer à la qualité de leurs réceptions.
«Les familles qui disposent d’un budget confortable continuent de proposer des plats de qualité, mais elles réduisent le nombre de tables. Au lieu d’organiser une réception de quarante tables, elles n’en prévoient plus qu’une vingtaine afin de maintenir un niveau de prestation élevé tout en limitant les coûts», poursuit-il.
Interrogé sur le coût d’une prestation de traiteur, Hassan Douch souligne qu’il est impossible d’établir un tarif de référence. «Le prix varie d’un mariage à l’autre. Il dépend de nombreux paramètres, notamment du lieu de réception, de la décoration, de l’aménagement des tables, des compositions florales ou encore des prestations choisies. Il n’existe donc ni prix plancher ni prix plafond», conclut-il, tout en espérant une reprise plus soutenue de l’activité au cours des prochaines saisons.




