Le dossier de la participation électorale des Marocains résidant à l’étranger (MRE) revient au centre des débats politiques. Des Marocains réclament la mise en place de mesures exceptionnelles afin de faciliter l’inscription de la diaspora sur les listes électorales générales, une initiative qui coïncide avec l’arrivée massive des expatriés pour les vacances d’été, indique Al Akhbar de ce lundi 6 juillet. Objectif: leur permettre d’exercer pleinement leurs droits constitutionnels et de renforcer leur implication dans la vie politique nationale.
Plusieurs propositions suggèrent ainsi l’ouverture d’une période d’inscription exceptionnelle durant la saison estivale. Cette démarche permettrait aux Marocains du monde de profiter de leur séjour dans le Royaume pour régulariser leur situation électorale à l’approche des prochains scrutins.
Il s’agit également de surmonter les contraintes logistiques auxquelles beaucoup sont confrontés, les calendriers des révisions annuelles intervenant rarement avec leurs périodes de présence dans leur pays de résidence.
Parmi les pistes avancées, figurent la création de bureaux d’inscription temporaires dans les points de passage à forte affluence, tels que les ports et les aéroports, ainsi que l’aménagement d’espaces dédiés au sein des communes et des arrondissements qui accueillent un grand nombre de ressortissants. Ces structures s’accompagnent d’un service d’assistance administrative pour simplifier les démarches d’enregistrement, écrit Al Akhbar.
Cette initiative, notamment défendue par Abderrahim Chahid, président du groupe socialiste à la Chambre des représentants, s’appuie sur les dispositions constitutionnelles qui garantissent aux MRE une citoyenneté pleine et entière. Les articles 16, 17 et 18 de la Constitution de 2011 consacrent en effet leur droit de participer à la vie publique et d’être électeurs et éligibles. Pour les partisans de cette réforme, le retour estival constitue une opportunité unique de renforcer l’inclusion de la diaspora, d’autant que les procédures classiques actuelles privent une large frange de citoyens de s’inscrire en raison de contraintes administratives et techniques dans les consulats.
Les spécialistes des questions migratoires soulignent que la participation politique des Marocains du monde requiert une modernisation globale des services. Cela implique le développement du vote et de l’inscription en ligne, la simplification des procédures et le rapprochement de l’administration des usagers, lit-on dans Al Akhbar. Le lancement de campagnes de communication ciblées est également préconisé pour informer au mieux la diaspora des modalités et des délais requis. Ce débat intervient dans un contexte marqué par un intérêt grandissant pour les questions liées à la communauté marocaine à l’étranger, conformément aux orientations royales qui appellent à renforcer les liens avec la patrie et à faciliter leur contribution au développement du Maroc.




