La commune de Sidi Taibi, située entre Salé et Kénitra, a été le théâtre d’un crime odieux ayant coûté la vie à un agent de nettoyage âgé de 52 ans, dont le crâne a été fracassé. La victime a été surprise sur le chemin du retour du travail par trois individus dissimulés dans une zone forestière dense en bordure de la route nationale. L’un des agresseurs lui a asséné un coup violent à la tête, provoquant son évanouissement, avant qu’il ne rende son dernier soupir. Les criminels se sont ensuite emparés de son cyclomoteur pour prendre la fuite, indique le quotidien Assabah de ce lundi 6 juillet.
L’agression a déclenché une alerte de sécurité maximale parmi les unités de la Gendarmerie Royale de Bouknadel, Sidi Taibi et Kénitra. Grâce à une coordination étroite sous la supervision du commandement régional, les enquêteurs de Bouknadel ont réussi à identifier et à encercler les suspects à l’intérieur de leurs domiciles respectifs. Les mis en cause, nés en 2005, 2006 et 2007, disent être originaires du douar Ouled Sbeita, le lieu même où résidait la victime. Les investigations ont révélé que les trois jeunes avaient planifié de se rassembler dans les bois à proximité de la route nationale pour agresser et détrousser les automobilistes et les motocyclistes en leur jetant des pierres. À leur arrestation, ils ont découvert que leur unique victime était en fait leur voisin, qu’ils avaient dépouillé de son moyen de transport. Le cyclomoteur a été retrouvé et saisi par les gendarmes, puis placé en fourrière sur instructions du parquet, lit-on dans Assabah. Le centre judiciaire de la Gendarmerie Royale de Kénitra a déféré les trois prévenus devant le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Kénitra. Samedi matin, ils ont été auditionnés concernant des accusations de constitution de bande criminelle, de vol qualifié avec guet-apens, et d’homicide volontaire par jets de projectiles sur la voie publique. À l’issue de cet interrogatoire, le parquet les a présentés au juge d’instruction qui a ordonné leur placement en détention provisoire. L’enquête judiciaire s’est également appuyée sur les conclusions du rapport d’autopsie définitive établi par le service de médecine légale du Centre hospitalier régional Abdelhadhi Fassi Fihri, confirmant qu’une grave hémorragie interne cérébrale, causée par l’impact direct d’une pierre, était la cause directe de la mort. Les accusés encourent des peines sévères, allant de 20 à 30 ans de réclusion, voire la peine capitale.




