Aïn Diab: les parasols de location disparaissent de la plage Lalla Meryem, voici ce qu’en pensent les estivants

Plage Lalla Meryem à Ain Diab. (A.Gadrouz/Le360)

Le 15/08/2026 à 17h00

VidéoÀ Aïn Diab, la reprise en main du domaine public maritime par les autorités rebat les cartes sur la plage Lalla Meryem. Si de nombreux estivants saluent une mesure qui leur permet de profiter plus librement du littoral, d’autres s’inquiètent de ses conséquences pour les familles qui tiraient leurs revenus de la location de parasols.

Sur la plage Lalla Meryem, à Aïn Diab, les rangées de parasols proposés à la location ont disparu du paysage. Les autorités ont mis fin à cette activité dans le cadre d’une opération de lutte contre l’occupation illégale du domaine public maritime. Les tentes installées sur le sable sont également concernées. Sur place, les estivants accueillent diversement cette nouvelle organisation de l’espace balnéaire.

Plusieurs estivants se disent soulagés par cette réorganisation de l’espace balnéaire. L’un d’eux témoigne: «Nous sommes plus tranquilles maintenant que la plage est débarrassée des loueurs de parasols, qui se montraient parfois très insistants. Chacun apporte son propre parasol et peut profiter de la plage sans être dérangé. Les autorités interviennent également pour retirer les tentes. Cela améliore la visibilité sur la plage: nous pouvons désormais surveiller nos enfants, alors qu’auparavant, ils étaient parfois cachés par l’accumulation de tentes et de parasols.»

Une autre estivante partage ce sentiment. Habituée à apporter son propre parasol, elle dit avoir longtemps subi les sollicitations répétées des loueurs: «Nous avons toujours apporté notre propre parasol, mais les loueurs nous sollicitaient sans cesse. On entendait partout et toute la journée: “Vous voulez louer un parasol?” Leur insistance finissait par mettre les gens mal à l’aise.»

D’autres usagers de la plage portent toutefois un regard plus nuancé sur cette mesure. «Cette décision présente des avantages, mais aussi des inconvénients. Beaucoup de ces loueurs attendent la saison estivale pour gagner un peu d’argent et faire vivre leur famille. Par ailleurs, de nombreuses personnes avaient pris l’habitude de venir à la plage les mains libres, sans s’encombrer d’un parasol, puisqu’elles pouvaient en louer un sur place. Désormais, elles n’ont plus cette possibilité», souligne une estivante.

Pour d’autres estivants, la location de parasols constituait avant tout une solution pratique, notamment pour ceux qui se rendent à la plage en transports en commun. «Nous préférons louer un parasol sur place plutôt que de nous encombrer dans les transports publics», explique l’un d’eux.

Le niveau des tarifs pratiqués revient également dans les témoignages. «Certaines personnes viennent ici avec à peine 10 dirhams pour passer la journée à la plage et on leur demande 30 dirhams pour une table et un parasol. C’est un espace public, tout le monde doit pouvoir en profiter», déplore un estivant.

Une autre habituée apprécie, au contraire, la nouvelle configuration de la plage: «C’est mieux que chaque famille apporte son propre parasol. Quand on doit louer tout le matériel sur place, ce n’est plus le même plaisir.»

Entre satisfaction de voir l’espace balnéaire libéré et préoccupations quant aux revenus des loueurs, la mesure prise par les autorités pour lutter contre l’occupation privative du domaine public continue ainsi de susciter des avis partagés sur la plage Lalla Meryem.

Par Hafida Ouajmane et Adil Gadrouz
Le 15/08/2026 à 17h00