Dans la nuit du samedi 18 avril, le service des urgences du CHU Mohammed VI d’Agadir est entré en état d’alerte maximale après l’arrivée simultanée d’une vingtaine de personnes souffrant d’une intoxication alimentaire, dont certaines dans un état clinique préoccupant. Selon les premières constatations, toutes auraient ingéré des gâteaux achetés auprès d’un commerce de vente à emporter. Peu après les avoir consommés, les victimes ont eu des symptômes évocateurs: vomissements répétés, douleurs abdominales aiguës et fièvre. Elles ont donc dû être transférées d’urgence à l’hôpital, relaie Al Akhbar de ce mardi 21 avril.
À l’issue des consultations, le diagnostic d’intoxication alimentaire collective a été confirmé. Les équipes médicales des urgences ont aussitôt administré les soins nécessaires et placé les patients sous surveillance continue. L’état de plusieurs d’entre eux s’étant stabilisé, ils ont été autorisés à quitter l’établissement. En revanche, les cas jugés plus sévères ont été maintenus en observation, afin de prévenir d’éventuelles complications.
Dépêchée par les autorités locales, les membres d’une commission mixte s’est rendue sur les lieux de vente incriminés. Après les constats d’usage, ils ont ordonné la fermeture provisoire du local pour éviter tout nouveau risque d’intoxication. Des échantillons de gâteaux ont été prélevés en vue d’analyses approfondies, et l’ensemble des équipements, le matériel utilisé, et les procédures de stockage et de réfrigération des ingrédients ont fait l’objet d’un contrôle rigoureux.
Ces faits questionnent encore une fois sur la sécurité sanitaire des produits alimentaires et l’efficacité des dispositifs de surveillance des commerces, en particulier ceux proposant des gâteaux, des plats à emporter et des produits à base de laitages. De nombreux habitants d’Agadir appellent à un renforcement des contrôles à l’approche de l’été, plusieurs commerces ne respectant pas les règles élémentaires d’hygiène, pour ne se préoccuper que de la rentabilité de leur vente, ce qui entraîne des menaces pour la santé publique.
Les habitants d’Agadir exigent que les contrevenants soient traités avec toute la fermeté requise et déférés devant la justice pour répondre de leurs actes, plutôt que de se voir uniquement infliger des amendes, relaie Al Akhbar. Cette forme de sanction financière, estiment-ils, encourage trop de commerçants à négliger délibérément la sécurité sanitaire des aliments qu’ils proposent à la consommation.




