À Oujda, une course contre la montre pour corriger les épreuves du baccalauréat

Dans une salle de correction des épreuves du baccalauréat au lycée Omar Ibn Abdelaziz à Oujda. (M.Chellay/Le360)

Le 09/06/2026 à 15h19

VidéoÀ Oujda, les centres de correction des épreuves du baccalauréat tournent à plein régime. Dans les salles du lycée Omar Ibn Abdelaziz, quelque 120 enseignants sont mobilisés pour corriger les milliers de copies des examens nationaux. Répartis entre les vacations du matin et de l’après-midi, les correcteurs s’activent pour garantir une notation équitable et rigoureuse, tout en respectant les délais fixés pour l’annonce des résultats. Le360 s’est rendu dans l’un de ces centres pour suivre cette étape décisive du processus d’évaluation.

Derrière les portes des salles de correction, le silence n’est rompu que par le bruissement des feuilles et le va-et-vient méthodique des enseignants. À Oujda, la phase de correction du baccalauréat est entrée dans sa vitesse de croisière. Après le déroulement des épreuves écrites, une autre course contre la montre a commencé, celle qui consiste à examiner minutieusement chaque copie afin de garantir aux candidats une évaluation juste et conforme aux critères nationaux.

Au sein du lycée Omar Ibn Abdelaziz, l’un des principaux centres de correction de la direction provinciale d’Oujda-Angad, près de 120 enseignants et enseignantes se relaient quotidiennement dans douze salles aménagées pour l’occasion. Leur mission consiste à corriger des milliers de copies dans plusieurs disciplines, notamment la philosophie, l’histoire-géographie, l’anglais ainsi que certaines langues étrangères comme l’espagnol et l’allemand.

L’ampleur de l’opération est considérable. Chaque correcteur est appelé à traiter un volume important de copies tout en respectant scrupuleusement les consignes pédagogiques et les grilles d’évaluation définies au niveau national. Une responsabilité essentielle qui fait de cette étape l’un des maillons les plus sensibles du processus des examens.

«La correction a démarré il y a environ deux jours», déclare Abdelali Lazar, président du centre de correction du lycée Omar Ibn Abdelaziz. «Nous avons un volume très important de copies, dépassant les 5.000 à 6.000 feuilles d’examen, ce qui nécessite un effort considérable de la part des enseignants», précise-t-il.

À l’échelle de la direction provinciale, l’opération de correction s’inscrit dans un dispositif beaucoup plus vaste. Cinq centres ont été mobilisés pour accueillir les différentes commissions chargées de cette mission. «Cette session a été un véritable succès, notamment grâce aux efforts déployés dans la lutte contre la fraude, ce qui nous a permis de garantir l’intégrité et la crédibilité de ces examens certificatifs», affirme Abdelfattah Azaoui, chef du Centre provincial des examens à la Direction provinciale de l’Éducation nationale d’Oujda-Angad.

Les chiffres témoignent de l’importance de cette opération à l’échelle de la région de l’Oriental. «Le nombre de candidats reflète l’ampleur du dispositif mis en place. Les examens régionaux ont concerné 7.373 élèves scolarisés, tandis que les examens nationaux ont réuni 6.236 candidats, auxquels s’ajoutent 1.994 candidats libres», confirme-t-il.

Pendant que les correcteurs poursuivent leur travail dans les cinq centres dédiés à cette mission, l’attente grandit chez les candidats et leurs familles. Dans les salles de correction, en revanche, l’heure reste à la concentration, afin que chaque copie soit évaluée avec la même exigence et la même équité, garantes de la crédibilité de cet important rendez-vous national.

Par Mohammed Chellay
Le 09/06/2026 à 15h19