Sidi Bennour: sept élus destitués

Le tribunal de première instance de Sidi Bennour avait condamné en juin 2022 sept élus du Conseil rural de la commune rurale de Tamda à trois mois de prison ferme et une amende de 10.000 dirhams pour chaque élu.. DR

Revue de presseLe gouverneur de la province de Sidi Bennour a signé, samedi dernier, une décision administrative en vertu de laquelle il destitue sept élus relevant du Conseil rural de la commune rurale de Tamda. Cette mise à l’écart a été favorablement accueillie par la population locale et par les autres élus. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 16/09/2025 à 20h32

La destitution de sept élus, membres du Conseil de la commune rurale de Tamda, relevant de la province de Sidi Bennour, par une décision du gouverneur de cette province, Mounir Houari, a créé un vent de satisfaction générale. C’est du moins ce que rapporte le quotidien Assabah dans son édition du mercredi 17 avril.

Selon le quotidien arabophone, il s’agirait de six élus du parti de l’Istiqlal et d’un élu du Rassemblement national des indépendants (RNI), déjà condamné par le tribunal de première instance de Sidi Bennour pour prévarication électorale et dans la gestion de la chose publique. Certains élus locaux ont expliqué que cette destitution était inévitable, mais qu’elle a tardé à cause de la mise en marche de la procédure par laquelle c’est le ministre de l’Intérieur qui autorise l’autorité administrative locale à prendre une telle décision. Cette dernière est surtout motivée par la décision du tribunal de première instance de Sidi Bennour qui a condamné les sept élus de Tamda à trois mois de prison ferme, en juin 2022, peine assortie d’une amende de 10.000 dirhams pour chaque élu.

Le dossier dans lequel ces élus ont été poursuivis a éclaté suite à une enquête menée sur place par la police judiciaire, à la suite d’une plainte adressée au président du parquet général à Rabat, renforcée par des documents à charge. À la suite de cette plainte, la gendarmerie royale de Sidi Bennour a également été saisie en vue de mener une enquête approfondie et d’interroger les élus cités dans la plainte. Après confrontation entre plaignants et accusés, puis examen des documents à charge, il s’est avéré que ces élus avaient, à l’issue des élections du 8 septembre 2021, versé de l’argent au président du Conseil communal afin de garantir leur place de conseillers au sein dudit Conseil. Ce crime électoral leur a valu trois mois de prison ferme, une lourde amende et la perte de leurs postes de conseillers.

Par le360
Le 16/09/2025 à 20h32