Retour en images sur la participation de la frégate Mohammed VI aux célébrations du 250ème anniversaire de l’indépendance des États-Unis

La frégate Mohammed VI lors des célébrations du 250ème anniversaire de l’indépendance des États-Unis.

Le Maroc a été le premier pays à reconnaître l’indépendance des États-Unis, en 1777. Près de 250 ans plus tard, la frégate Mohammed VI a célébré cette histoire commune lors d’une réception organisée à New York.

Le 13/07/2026 à 09h45

La frégate Mohammed VI de la Marine royale a pris part à un ensemble d’activités opérationnelles et diplomatiques organisées dans le cadre des célébrations du 250ème anniversaire de l’indépendance des États-Unis.

Le bâtiment a participé à l’exercice multinational «Fleetex 250», organisé par la Marine américaine du 22 au 28 juin. Aux côtés de bâtiments de guerre appartenant à 26 pays, la frégate a pris part à une série de manœuvres consacrées à la riposte face aux menaces de surface et aériennes, ainsi qu’aux sous-marins, indiquent les FAR. Des opérations d’interdiction maritime ont complété ce dispositif, renforçant l’interopérabilité entre les marines participantes et développant leurs méthodes de travail conjoint dans des environnements opérationnels complexes.

Le 4 juillet, la frégate a pris part à la revue navale internationale organisée sur le fleuve Hudson, à New York. La Marine royale a organisé, le 6 juillet, une réception à bord du bâtiment, à l’occasion de sa participation à l’International Naval Review 250. La cérémonie s’est tenue en présence de l’ambassadeur des États-Unis à Rabat, Duke Buchan III, de l’ambassadeur du Maroc à Washington, Youssef Amrani, ainsi que de plusieurs personnalités civiles et militaires marocaines et américaines.

Le contre-amiral El Mostafa Tarzi, commandant le Secteur maritime de la Zone Sud, a affirmé que la participation du Royaume aux festivités reflète «l’amitié de longue date entre le Maroc et les États-Unis, une relation profondément ancrée dans l’histoire».

Il a rappelé que le Maroc a été le premier pays à reconnaître l’indépendance des États-Unis, en 1777. Depuis, les liens entre les deux pays n’ont cessé de renforcer selon lui «un partenariat exceptionnel fondé sur le respect mutuel, des valeurs partagées et un engagement commun en faveur de la paix, de la stabilité et de la sécurité internationales».

Le responsable a souligné que la Marine royale et son homologue américaine renforcent une coopération devenue «essentielle pour préserver la liberté de navigation, renforcer la sécurité maritime et promouvoir la stabilité régionale et mondiale».

L’ambassadeur Duke Buchan III a rappelé que le sultan Sidi Mohammed Ben Abdellah avait ouvert les ports marocains aux navires américains en 1777, avant même que la marine américaine ne construise sa première frégate. Il a décrit ce geste comme une «bouée de sauvetage permettant à une jeune république de trouver sa place dans le monde». Il a estimé que les deux pays «avancent ensemble» aujourd’hui, et que la participation de la frégate Mohammed VI aux célébrations constitue «un rappel de notre histoire commune et de notre amitié».

L’ambassadeur américain s’est félicité d’un partenariat sécuritaire maroco-américain «plus solide aujourd’hui que jamais», précisant que le Royaume participe chaque année à plus d’une centaine d’activités et exercices militaires organisés par les États-Unis. Il a également rappelé que le président Donald Trump se tient «fermement aux côtés du Maroc», notamment à travers son soutien à l’initiative marocaine d’autonomie, qu’il a qualifiée de «seule base d’une solution juste et durable à la question du Sahara marocain».

De son côté, Youssef Amrani a estimé que la participation de la Marine royale à cet événement «incarne avec force l’un des partenariats stratégiques les plus anciens, les plus solides et les plus durables de l’histoire américaine». Notre histoire, a-t-il ajouté, est «remarquable», précisant que «ce qui la rend véritablement exceptionnelle, ce n’est pas seulement d’où elle vient, mais aussi vers où elle va».

La cérémonie s’est conclue par un échange de cadeaux. Le commandant de la frégate Mohammed VI a offert au contre-amiral américain Bradley Andros une toile représentant le bâtiment marocain mouillant au large de New York, les gratte-ciel de la métropole américaine en toile de fond.

Par La Rédaction
Le 13/07/2026 à 09h45