Devant la persistance des menaces d’assauts collectifs, les autorités marocaines ont considérablement renforcé leurs moyens humains et logistiques durant la semaine écoulée, déployant un dispositif sécuritaire d’envergure autour de Ceuta. Cette mobilisation générale, dictée par la nécessité d’intercepter toute velléité d’immigration clandestine, intervient à l’approche des élections législatives du 23 septembre, une échéance politique que certains réseaux criminels tentent d’exploiter à des fins de propagande et de déstabilisation, rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du mercredi 23 septembre.
Dans les zones forestières avoisinantes, devenues des points de ralliement temporaires pour de nombreux migrants clandestins, les opérations de ratissage se succèdent à un rythme soutenu. Les forces de sécurité ont ainsi procédé à la mise en échec de plusieurs tentatives d’approche des frontières terrestres et maritimes. De vastes opérations de ratissage menées le long des principaux axes routiers menant à l’enclave ont permis d’interpeller un nombre important de ressortissants étrangers, majoritairement originaires de pays d’Afrique subsaharienne.
Au-delà des interpellations, les services compétents procèdent systématiquement à des vérifications d’identité approfondies pour identifier d’éventuels meneurs infiltrés au sein de ces groupes. Les enquêtes préliminaires visent à déterminer les connexions entre ces mouvements et des filières de passeurs professionnelles, soupçonnées d’instrumentaliser les grands rassemblements et les périodes de transition électorale pour orchestrer des passages en force, lit-on dans Al Ahdath Al Maghribia.
Le dispositif déployé sur le terrain traduit une stratégie de prévention proactive. Des barrages de contrôle judiciaire et des barrières de sécurité ont été érigés sur toutes les routes stratégiques menant aux zones frontalières, verrouillant les accès terrestres et maritimes pour dissuader tout rassemblement massif.
Des sources sécuritaires citées par Al Ahdath Al Maghribia soulignent que ce niveau d’alerte maximal répond à des impératifs de protection de l’ordre public et fait suite aux précédents épisodes de tensions observés depuis le mois de juillet dernier.
Ces mouvements, souvent alimentés par des appels anonymes relayés sur les réseaux sociaux, exploitent la détresse de jeunes populations en quête d’un avenir meilleur, transformant des échéances démocratiques nationales en cibles pour des actions concertées d’immigration irrégulière.



