La capitale Rabat a accueilli la clôture des travaux de la 15e session de la réunion de haut niveau entre le Maroc et la France, présidée par les chefs de gouvernement des deux pays. Cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre des Hautes Orientations Royales, a été marquée par la signature d’accords stratégiques reflétant l’esprit de la diplomatie marocaine fondée sur le principe du partenariat gagnant-gagnant. «Ces accords visent à anticiper les défis futurs, à relever les enjeux de la sécurité énergétique et alimentaire, à renforcer le système de défense, à accompagner les mutations mondiales accélérées et à concrétiser de grands projets de développement», résume le quotidien Al Akhbar dans son éditorial du week-end des 18 et 19 juillet.
À cette occasion, le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a réitéré le soutien ferme et irréversible de Paris à la marocanité du Sahara et au plan d’autonomie sous souveraineté marocaine. Il s’est également félicité de la coopération bilatérale dans les domaines des grands investissements, de l’emploi, du développement économique, de la productivité, de l’environnement, ainsi que de la lutte contre le terrorisme, le trafic de drogue et la traite des êtres humains. Ces efforts ont permis d’obtenir des résultats positifs sur le terrain, tout en consolidant les partenariats sécuritaires pour la période à venir.
De son côté, le Chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, a qualifié les travaux de cette session d’excellents, soulignant qu’ils progressent avec l’efficacité requise pour mettre en œuvre l’ensemble des points convenus lors de la visite historique du président français au Royaume. «Il a précisé que les institutions et les départements ministériels s’activent pour traduire la coopération franco-marocaine en projets concrets sur le terrain, afin de répondre aux ambitions de développement, d’accélérer le rythme du partenariat et de renforcer la coordination face aux différents défis, en s’appuyant sur les liens historiques et les intérêts stratégiques communs», souligne Al Akhbar.
Les accords signés permettront de soutenir les infrastructures et de mener à bien les grands chantiers lancés par le Maroc en vue de l’organisation de la Coupe du monde 2030. Ils concrétisent également les directives royales visant à former et à insérer les jeunes, ainsi qu’à stimuler la productivité et les exportations. De plus, cette dynamique servira de levier pour renforcer les relations du Royaume avec plusieurs pays africains dans les secteurs de l’économie, de la sécurité et des partenariats liés aux grands projets portuaires et d’investissement au Sahara marocain, selon une logique de co-développement.
Malgré les fluctuations inhérentes aux relations internationales, Rabat et Paris ont préservé des liens diplomatiques solides et constants, qui n’ont jamais été rompus. Les intérêts stratégiques partagés demeurent le fondement de leur coopération. «Le soutien français se poursuit notamment dans les secteurs de l’aéronautique, de l’automobile, de la modernisation des infrastructures, du développement touristique et de la formation professionnelle, avec un accent mis sur le partage d’expertises afin de répondre aux exigences du marché international et de l’intelligence artificielle», note Al Akhbar.
La mise en œuvre des grandes orientations issues de la visite officielle du président français au Maroc repose sur l’approche diplomatique royale fondée sur le principe du gagnant-gagnant. Les accords stratégiques conclus concernent des secteurs vitaux ayant un impact direct sur le développement global. Le renouvellement du soutien français à la marocanité du Sahara et à l’initiative d’autonomie, considérée comme l’unique solution à ce conflit régional artificiel, ouvre de nouvelles perspectives aux investissements internationaux dans les provinces du Sud. Cela donne une impulsion supplémentaire au Maroc pour renforcer ses partenariats avec le continent africain et contribuer à la prospérité de ses peuples, dans le cadre d’une vision stratégique portée par le roi Mohammed VI et nourrie par une longue expérience dans la gestion des relations internationales.




