Législatives à Rabat: la bataille des ténors est lancée

Réunion de l'activation d'une commission centrale de suivi des élections pour les élections législatives, le 20 juillet 2026, au ministère de l'Intérieur, à Rabat.

Revue de presseAnciens ministres, poids lourds de la politique nationale et figures locales de premier plan s’affrontent dans un scrutin particulièrement indécis au cœur de la capitale. Alors qu’un duo de tête tente de prendre l’ascendant, la compétition fait rage entre les principaux partis pour arracher les précieux sièges de la circonscription stratégique de L’Océan. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 11/08/2026 à 18h57

La bataille électorale dans la circonscription stratégique d’Océan, à Rabat, s’annonce particulièrement serrée et indécise. Cette circonscription phare de la capitale voit s’affronter d’anciens ministres ainsi que de figures politiques majeures de premier plan dans une compétition ouverte pour le gain de quatre sièges parlementaires. Selon des sources bien informées et au fait des dynamiques locales, reprises par le quotidien Al Akhbar de ce mercredi 12 août, si la course demeure incertaine entre plusieurs grands noms, une première tendance se dessine clairement en faveur de deux candidats qui semblent prendre une longueur d’avance.

En tête de ce peloton électoral, se trouvent Taha El Joumani, représentant le Rassemblement National des Indépendants, et Mehdi Bensaïd, candidat du Parti Authenticité et Modernité. Tous deux disposent d’atouts solides qui renforcent considérablement leur posture face à leurs adversaires. Pour Taha El Joumani, la force de sa candidature réside dans sa capacité à rallier d’importants soutiens parmi les acteurs locaux et les personnalités d’influence sur le terrain, capables d’orienter la distribution des voix au-delà de la seule base partisane. Quant à Mehdi Bensaïd, il s’appuie sur son expérience passée dans la circonscription, son ancrage politique reconnu et la solide machine organisationnelle du parti du tracteur, autant d’éléments qui lui confèrent une visibilité forte malgré la présence du jeune candidat de la colombe.

Derrière ce duo de tête, les chances des autres prétendants apparaissent plus contrastées et tributaires de la taille de leur base électorale respective. Abdelilah El Bouzidi, candidat sous les couleurs du Parti de l’Istiqlal, ne se trouve pas dans une position aussi confortable que celle de ses principaux rivaux. Bien qu’il bénéficie d’une expérience politique éprouvée et d’une présence locale historique, la conjoncture actuelle exige de sa part un effort de mobilisation exceptionnel s’il souhaite maintenir son capital de voix, d’autant plus que plusieurs acteurs locaux se sont récemment tournés vers d’autres candidats, lit-on dans Al Akhbar.

La lutte s’annonce d’autant plus vive pour le quatrième siège, où s’affrontent des personnalités d’envergure telles que Mustapha El Khalfi, représentant du Parti de la Justice et du Développement, et Abdelkrim Benatiq, candidat de l’Union Socialiste des Forces Populaires. Abdelkrim Benatiq dispose d’un capital politique significatif et d’une notoriété certaine, mais le véritable défi pour sa formation consistera à convertir ce capital en suffrages réels et à séduire au-delà de l’appareil traditionnel du parti. De son côté, Mustapha El Khalfi fait valoir son parcours gouvernemental et son expérience politique, même si le recul électoral récent de sa formation rend la reconquête d’un siège plus exigeante et suspendue à la remobilisation de sa base électorale.

Enfin, Omar Benjelloun, représentant de la Fédération de la Gauche Démocratique, occupe une position de challenger capable d’influencer le partage des voix au sein de l’électorat de gauche et protestataire, malgré le refus exprimé par certains observateurs quant au remplacement de Farouk Mahdaoui. Ainsi, la circonscription d’Océan demeure l’un de ces fiefs électoraux où aucun pronostic définitif ne peut être établi à l’avance, car l’écart entre les différents prétendants reste réduit et la capacité de chaque candidat à mobiliser les électeurs dans les derniers jours de campagne sera déterminante pour attribuer les quatre sièges en jeu.

Par La Rédaction
Le 11/08/2026 à 18h57