Certaines artères de Dakhla ont été, jeudi, le théâtre de violents affrontements entre partisans de candidats rivaux. Ces échauffourées ont semé l’anarchie dans l’espace public. Selon des sources concordantes, les hostilités ont éclaté au moment où le cortège de l’un des candidats fendait la foule, au milieu des slogans, des youyous et des klaxons, rapporte Al Akhbar de ce week-end (12 et 13 septembre). Un passage que les partisans d’un concurrent n’ont pas toléré, provoquant des escarmouches qui ont dégénéré en violents affrontements, ponctués d’échanges de jets de pierres entre les deux camps.
Des scènes ont révélé la participation de mineurs à ces échauffourées, suscitant l’indignation des piétons et des automobilistes. Le trafic s’en est trouvé paralysé, tandis que des pierres s’accumulaient sur la chaussée. Pire encore, certains cafés et commerces ont été contraints de baisser rideau, de crainte que leurs devantures ne volent en éclats sous les projectiles.
La ville a ainsi été le théâtre d’assauts et de contre-assauts entre les partisans des différents candidats, chaque camp s’en prenant au cortège de son adversaire, l’obligeant à riposter par des jets de pierres. Ces affrontements ont duré de longues heures avant qu’un retour au calme ne s’opère, à la faveur du retrait des partisans de l’un des prétendants.
Il convient de rappeler que la province d’Oued Eddahab, et plus particulièrement sa capitale Dakhla, connaît une âpre concurrence entre les candidats en lice pour les deux sièges réservés à la province. La bataille fait rage, avec le PAM, l’Istiqlal, le RNI et le MP en pole position pour décrocher des sièges, bien que d’autres formations soient entrées dans la danse avec les mêmes ambitions. La course demeure néanmoins circonscrite à ces quatre partis, écrit Al Akhbar.
Les relations tendues entre certains candidats, qui ont quitté leur formation pour en rejoindre d’autres avant le scrutin, ont attisé l’hostilité jusque dans leurs rangs, poussant leurs partisans à commettre des actes répréhensibles. La nervosité tribale exacerbe l’agitation dans un camp comme dans l’autre, chaque tribu aspirant à obtenir un siège parlementaire aux dépens de son concurrent issu d’une autre tribu, attisant ainsi de violents affrontements entre leurs partisans respectifs.




