Le cargo battant pavillon russe Lady Maria, qui avait quitté le port algérien d’Oran chargé de véhicules blindés et d’armes iraniennes à destination apparente de la Russie, avant d’être attaqué en Méditerranée par des drones ayant décollé de Libye, remet sur le devant de la scène internationale l’implication des militaires algériens dans le trafic d’armes iraniennes dans la région du Sahel et en Afrique du Nord.
Le cargo russe Lady Maria, sous sanctions américaines et ukrainiennes, a subi, lors de cette attaque de drones aériens, douze frappes qui l’ont endommagé en mer Méditerranée, relaie Assabah de ce mardi 8 septembre.
Le navire russe en question, poursuit le quotidien, a déjà été repéré en juin dernier, dans une mission de transport d’armes de la Corée du Nord vers la Russie. «Cela confirme les informations révélées par des rapports espagnols, qui mettaient en garde contre l’armement des milices du Polisario dans la région. Ces rapports indiquaient que des armes iraniennes seraient acheminées vers les camps de Tindouf via des itinéraires passant par l’Algérie et la Mauritanie, dans le sillage des développements sécuritaires dans la région du Sahel et de l’Afrique du Nord», écrit le quotidien.
Les mêmes rapports, indique la même source, montrent que «les milices du Polisario seraient passées de l’étape des combats traditionnels à celle de la possession d’équipements militaires extrêmement sophistiqués, dont des missiles et des stations de lancement modernes», ce qui menace la stabilité de la région, déjà vulnérable en matière de sécurité. La perméabilité des frontières de l’Algérie et de la Mauritanie avec le Polisario facilitait l’arrivée des armes dans les camps de Tindouf, ajoute Assabah, citant le quotidien espagnol La Razón, qui avait pointé du doigt les transits d’armements destinés aux milices du Polisario.
L’incident du cargo russe Lady Maria intervient donc dans une conjoncture où se multiplient les mises en garde internationales contre le fait que les régions du Sahel et l’Afrique du Nord ne deviennent des zones propices au trafic d’armes iraniennes.




