Justice: 34 magistrats sanctionnés et près de quatre millions d’affaires traitées en un an

Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice.

Revue de presseAvec près de quatre millions d’affaires enregistrées et plus de 100.000 dossiers pendants, le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire a prononcé 34 sanctions disciplinaires, allant de la révocation au blâme, tout en intensifiant ses missions de contrôle, avec 19 juridictions inspectées, afin de garantir l’éthique et l’efficacité des tribunaux du Royaume. Une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 08/11/2026 à 20h03

Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire a prononcé des sanctions disciplinaires à l’encontre de trente-quatre magistrats, allant de la révocation à la mise à pied, au blâme et à l’obligation de suivre une formation de remise à niveau. «Ces sanctions s’inscrivent dans le cadre des efforts soutenus déployés par l’institution pour ancrer les principes d’éthique professionnelle et de déontologie au sein du système judiciaire, en combinant des mesures de sensibilisation, d’encadrement et de discipline», rapporte le quotidien Assabah dans son édition du lundi 9 novembre.

Intervenant devant la commission de la justice, de la législation et des droits de l’homme à la Chambre des représentants, le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a présenté un bilan détaillé de l’activité du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire. Le rapport fait notamment état de la révocation d’un juge, de la mise à pied temporaire assortie d’une obligation de formation pour un autre, ainsi que de blâmes et d’avertissements infligés à d’autres magistrats pour divers manquements professionnels.

Le ministre a également mis en lumière l’évolution positive des indicateurs de performance des tribunaux du Royaume durant l’année écoulée. «Le volume global des affaires en cours a atteint un niveau considérable, avec près de quatre millions d’affaires enregistrées au total, dont une grande partie a été liquidée grâce aux efforts continus de l’administration judiciaire et des juridictions de première instance et d’appel», écrit Assabah.

Sur le plan de l’inspection et du contrôle, l’Inspection générale des affaires judiciaires a effectué de nombreuses visites dans les différents tribunaux du pays. Ces opérations ont permis d’évaluer le fonctionnement des structures judiciaires et d’assurer un suivi rigoureux de leur gestion administrative, garantissant ainsi une meilleure efficacité dans le traitement des dossiers des justiciables.

Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire poursuit par ailleurs sa stratégie de renforcement des capacités professionnelles et managériales des magistrats. Cette dynamique repose sur la formation continue, la spécialisation et l’accompagnement des évolutions législatives, notamment en matière de droit civil, de droit pénal, de médiation judiciaire et de protection des catégories vulnérables.

L’institution a émis des avis sur plusieurs projets de textes à caractère organique et réglementaire soumis par le ministère de la Justice. Ces mesures visent à moderniser le cadre législatif régissant le secteur, à pourvoir de nouveaux postes de magistrats et à accompagner les réformes structurelles nécessaires pour répondre aux attentes des citoyens en matière de justice et d’équité.

Par La Rédaction
Le 08/11/2026 à 20h03