Jorf Lasfar: expropriations et modifications du tracé freinent le projet d’approvisionnement en eau de Berrechid et Settat

La station de dessalement d'eau de mer de Jorf Lasfar ne cesse de développer sa production pour répondre aux besoins croissants en eau potable des habitants d'El Jadida et des régions avoisinantes. (MAP)

Revue de presseLes difficultés liées à l’expropriation des terres pour cause d’utilité publique et les modifications du tracé des conduites compliquent l’avancement du projet d’adduction d’eau potable depuis la station de dessalement de Jorf Lasfar vers la région de Casablanca-Settat, notamment les villes de Berrechid et de Settat. Les détails dans cette revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 04/11/2026 à 21h10

Le projet d’adduction d’eau potable depuis la station de dessalement de Jorf Lasfar vers la région de Casablanca-Settat, notamment les zones de Berrechid et de Settat, se heurte à des contraintes liées à l’expropriation des terres agricoles nécessaires au passage de la conduite de grand diamètre et des conduites de raccordement complémentaires.

D’après les sources du quotidien Assabah, qui se penche sur ce sujet dans son édition du jeudi 5 novembre, «les propriétaires des terrains agricoles et des biens immobiliers s’interrogent sur les indemnités qui leur seront octroyées ainsi que sur certaines interventions dans ce cadre».

Dans la zone de Chraki, qui relève de la commune d’Ouled Hriz, dans la province de Berrechid, les modifications apportées au tracé initialement prévu pour les conduites suscitent de nombreuses interrogations.

Les travaux, précisent les sources du quotidien, auraient touché des propriétés privées alors que d’autres tracés sont possibles, ce qui a conduit les habitants à demander des éclaircissements aux autorités compétentes.

Outre ces modifications, «les propriétaires des terrains et des biens immobiliers concernés s’interrogent sur les indemnités, craignant qu’elles ne couvrent pas les pertes occasionnées sur les terres irriguées ou en bour dans les provinces d’El Jadida et de Berrechid», précisent les mêmes sources.

À cela s’ajoutent les difficultés liées aux terres non enregistrées et aux terres collectives. De plus, «le nombre élevé d’héritiers risque de compliquer les procédures de versement des indemnités ainsi que les arrangements conclus dans ce cadre», indiquent les mêmes sources.

Ces développements placent les autorités compétentes et les promoteurs du projet, qui s’inscrit dans les mesures d’urgence face au stress hydrique, devant un défi majeur.

Il s’agit d’accélérer la réalisation du chantier tout en préservant les garanties juridiques liées à l’expropriation pour cause d’utilité publique. Cela exige des clarifications sur les critères techniques retenus pour le tracé des conduites, ainsi qu’un réexamen des dossiers des personnes potentiellement lésées, ajoutent les mêmes sources.

Par La Rédaction
Le 04/11/2026 à 21h10