Fonction publique: plus de 70.000 départs à la retraite d’ici 2030

Fonctionnaires à l'œuvre dans une administration dédiée au service de ses usagers. . Le360 : Adil Gadrouz

Revue de presseFace à une vague massive de départs à la retraite qui s’étalera jusqu’en 2030, la fonction publique s’apprête à faire face à une importante transition démographique. Entre renouvellement des effectifs dans les secteurs prioritaires comme l’éducation, l’intérieur et la santé, et création de près de 37.000 nouveaux postes pour l’exercice 2027, le gouvernement ajuste sa politique de recrutement. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 28/10/2026 à 19h29

Selon les données du projet de loi de finances pour l’année 2027, le Maroc s’apprête à faire face à une vague massive de départs à la retraite au sein de la fonction publique. D’ici l’année 2030, environ 70.266 fonctionnaires civils atteindront l’âge légal de la retraite, un phénomène qui soulève des défis majeurs pour la gestion des ressources humaines de l’État, rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia de ce jeudi 29 octobre. Pour faire face à cette hémorragie administrative, le projet de loi de finances 2027 prévoit la création globale de 36.985 postes financiers.

L’Education nationale se positionne en tête de cette vague de départs, avec près de 28.000 fonctionnaires appelés à faire valoir leurs droits à la retraite d’ici 2030, soit 14,9% du total des départs prévus. Viennent ensuite les départements de l’Intérieur avec 15.945 départs, la Santé et la Protection sociale avec 5.645 départs, ainsi que l’Enseignement supérieur avec 4.093 départs. D’autres départements ministériels seront également touchés, notamment la Justice avec 2.792 départs et l’Économie et des Finances avec 2.307 départs.

Le rapport officiel précise que ces départs massifs ne constituent pas seulement une transition démographique interne à l’administration, mais qu’ils représentent également le motif principal derrière l’orientation budgétaire. En effet, plus de 81% de l’ensemble des opérations de suppression et de création de postes enregistrées entre 2016 et 2026 découlent de cette nécessité de renouvellement. La ventilation de ces postes durant la période précédente montre que le ministère de l’Intérieur a capté 33,5% des postes financiers créés, soit 97.090 postes, afin de renforcer ses services sécuritaires et administratifs pour préserver l’ordre public, lit-on dans Al Ahdath Al Maghribia.

De son côté, le secteur de la santé a bénéficié de 17,6% des postes financiers créés, atteignant 51.000 postes, traduisant la volonté gouvernementale de donner la priorité aux secteurs sociaux de base. L’Éducation nationale et la formation professionnelle ont également consolidé leur part au cours de la décennie précédente, illustrant l’importance accordée à la mise à niveau des services publics essentiels.

Parallèlement, la répartition des 36.985 postes financiers programmés pour l’exercice 2027 traduit la poursuite de cette stratégie prioritaire. Le ministère de l’Intérieur se voit attribuer une part prépondérante avec 35,24 % des effectifs, incluant 200 postes dédiés à l’intégration des personnes en situation de handicap, dans une approche axée sur la proximité, l’efficacité et la sécurité. Cette répartition témoigne d’une volonté constante de concilier la rationalisation des dépenses publiques et le maintien d’un niveau de service optimal pour les Marocains.

Les données rétrospectives démontrent que les secteurs sociaux ont constamment bénéficié d’une attention privilégiée au cours de la période 2016-2026 pour combler leurs besoins en ressources humaines. L’Intérieur, la Santé, l’Éducation nationale et la Défense nationale ont ainsi concentré plus de 71% du total des postes créés, tandis que d’autres départements comme l’Économie, les Finances et l’Administration pénitentiaire ont enregistré des volumes de recrutement plus ciblés.

Par La Rédaction
Le 28/10/2026 à 19h29