Fatima Zahra Mansouri affiche des ambitions claires en visant résolument la première place lors des prochaines échéances électorales, érigeant cet objectif en aboutissement logique d’un parcours marqué par l’action gouvernementale et la gestion locale. Loin de reposer sur de simples calculs conjoncturels, cette volonté s’appuie sur les acquis de son parti qui a su s’imposer comme une force politique incontournable, forte de quatre-vingt-sept sièges lors des précédents scrutins, rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia de ce lundi 21 septembre, rendant compte de propos de la dirigeante du Parti authenticité et de modernité (PAM) dans l’émission Studio Élections de Med Radio, la chaîne du groupe auquel appartient le quotidien.
Pour elle, la formation politique ne redoute ni la compétition ni les divergences, considérant que ces débats internes reflètent une vitalité démocratique indispensable à sa maturité. Ayant traversé de nombreuses épreuves institutionnelles et politiques, elle estime que son expérience des responsabilités lui confère la légitimité nécessaire pour conduire le parti vers de nouveaux sommets.
Abordant la question des alliances et des rivalités sur l’échiquier politique, notamment les tensions et la concurrence observées avec des formations telles que le Rassemblement National des Indépendants et d’autres acteurs, elle relativise ces frictions en y voyant l’expression normale d’une arène électorale disputée. Elle insiste sur le fait que la confrontation doit rester programmatique et respectueuse, rejetant catégoriquement les attaques personnelles et les dérives langagières qui polluent le débat public. Tout en reconnaissant que son parti a parfois fait l’objet d’attaques ou de tentatives de déstabilisation, elle réaffirme sa volonté de privilégier le dialogue constructif et la proximité avec les citoyens, estimant que la véritable légitimité se gagne sur le terrain et non à travers des polémiques stériles, écrit Al Ahdath Al Maghribia.
Sur le plan de la gouvernance et des réformes, Mansouri met en avant la nécessité d’un changement de cap pour répondre aux urgences structurelles du pays. Elle pointe du doigt les dysfonctionnements passés, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’économie, tout en soulignant que le rythme des réformes doit être accéléré pour satisfaire les attentes pressantes de la population. Évoquant la question de la cherté de la vie et des difficultés socio-économiques, elle plaide pour des politiques publiques plus audacieuses et ciblées, capables de stimuler la croissance tout en protégeant les couches les plus vulnérables. Pour elle, le contrat politique entre les élus et les citoyens doit impérativement reposer sur la transparence, la redevabilité et la concrétisation des promesses formulées lors des campagnes.
Mansouri rejette avec force le populisme et l’instrumentalisation politique de la misère sociale, qu’elle qualifie de dérives menaçant la crédibilité des institutions. D’après elle, la participation des électeurs ne doit pas être entravée par des désenchantements ou des pratiques politiciennes d’un autre âge, mais encouragée par un discours de vérité et des actes tangibles. En se tournant vers le futur, elle réitère son engagement à maintenir le cap d’une politique rigoureuse, intègre et résolument tournée vers le service de l’intérêt général, convaincue que l’adhésion populaire reste indispensable à toute transition démocratique réussie.




