Benslimane: le président d’une commune visé par une enquête pour intrusion dans un bureau de vote

Un véhicule de la Gendarmerie royale (Photo d'illustration).

Revue de presseÀ la suite de la plainte de Mohamed Benjelloul, secrétaire provincial du PJD et tête de liste aux législatives du 23 septembre, le parquet de Benslimane a confié à la Gendarmerie royale une enquête sur des faits d’intrusion, de pression et de tentative d’influence sur le vote. Amine Hormat, président de la commune de Sidi Bettach (RNI), est accusé d’être entré de force dans un bureau de vote et d’avoir menacé sa présidente pour permettre à une femme non inscrite de voter. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 09/10/2026 à 22h18

Les services de la Gendarmerie royale dans la province de Benslimane ont ouvert, cette semaine, une enquête judiciaire à la suite d’une plainte accusant le président d’une commune d’intrusion dans un bureau de vote, d’atteinte à la sincérité du scrutin et de tentative d’influence sur le déroulement des opérations de vote lors des législatives du 23 septembre.

La plainte a été déposée le 29 septembre auprès du procureur du Roi près le tribunal de première instance de Benslimane par Mohamed Benjelloul, en sa qualité de secrétaire provincial du PJD et de tête de liste électorale dans la province. «Elle vise Amine Hormat, affilié au RNI et président de la commune de Sidi Bettach», note Al Akhbar du 10 octobre.

Le plaignant accuse le président de la commune de s’être introduit de force dans le bureau de vote et de s’être dirigé directement vers sa présidente pour faire pression sur elle afin de permettre à une femme de voter alors que son nom ne figurait pas sur les listes électorales du bureau.

Mohamed Benjelloul précise que le refus de la présidente du bureau d’accéder à la demande d’Amine Hormat pour ce motif a été consigné dans un procès-verbal signé par les membres du bureau. Cet incident serait, selon lui, documenté par un enregistrement vidéo.

Le mis en cause aurait refusé de quitter le bureau de vote comme le lui avait demandé la présidente et aurait continué à s’adresser à elle de manière inconvenante. Il serait également intervenu une nouvelle fois pour permettre à un individu qui n’avait jamais voté de voter à la place de sa mère présumée, une femme âgée pourtant capable de le faire elle-même.

La présidente a indiqué que le président de la commune avait introduit son téléphone portable dans le bureau de vote, bien que cela soit interdit, et qu’il l’avait menacée de suspendre les opérations de vote et de fermer le bureau. «Le parquet a donné suite à cette plainte en la transmettant aux services de la Gendarmerie royale, qui ont entendu le plaignant avant de convoquer le président de la commune pour recueillir sa version des faits», écrit Al Akhbar.

L’enquête devrait porter sur l’audition des parties concernées, la vérification des circonstances de l’incident, le visionnage de l’enregistrement vidéo ainsi que la collecte des données nécessaires pour établir la véracité des faits et déterminer dans quelle mesure les actes reprochés au mis en cause sont établis.

Par Hassan Benadad
Le 09/10/2026 à 22h18