Le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, a présenté, ce mardi à Rabat, devant la Chambre des conseillers, son projet de loi amendant le Code du travail au profit des agents de sécurité privée.
Selon la Constitution, note-t-on, la Chambre des conseillers est habilitée à légiférer en premier lieu, avant la Chambre des représentants, sur ce type de texte ayant un rapport avec les questions sociales. Les conseillers parlementaires ont donc eu, ce mardi, la mission d’ouvrir le débat, au sein de la commission des affaires sociales, autour de ce projet de loi qui vise à ramener le régime de travail des agents de sécurité privée de 12 à 8 heures par jour.
Dans une déclaration à la presse, le ministre a affirmé que les discussions seront axées sur la modification de l’article 193 du Code du travail, afin de réussir «une réforme attendue par des dizaines de milliers d’agents de sécurité privée, comme nous l’avions promis le 1er mai dernier».
Grâce à cet amendement, a-t-il dit, la durée quotidienne de leur temps de travail passera de 12 à 8 heures. Selon lui, il s’agit d’une attente majeure des citoyennes et des citoyens, à travers laquelle le gouvernement met en œuvre les Hautes Orientations du roi Mohammed VI visant à «garantir un travail décent et à respecter les droits des travailleurs marocains».
Younes Sekkouri a précisé que l’examen de cette loi par la Chambre des conseillers revêt une particularité liée «à la présence des syndicats, des représentants du patronat, en plus de la majorité et de l’opposition».
Le ministre a en outre exprimé l’espoir que cet amendement crucial du Code du travail recueille «l’unanimité des acteurs car, en fin de compte, nous sommes au service des citoyens et des citoyennes, en particulier de cette catégorie d’agents de sécurité privée que je salue au passage pour leur patience durant de longues années, sans doute plus de 20 ans».
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De son côté, Moulay Abderrahmane Drissi, du groupe Haraki, président de la commission de l’enseignement et des affaires culturelles et sociales, a affirmé que l’examen de ce projet de loi n°032.26 répond à une revendication majeure des agents de sécurité privée et des travailleurs exerçant au sein de plusieurs administrations.
«Nous ne pouvons que nous inscrire pleinement, si Dieu le veut, dans cette orientation afin de rendre justice à cette catégorie de la société», a-t-il déclaré.
Le texte devrait être adopté en séance plénière dans les prochains jours, avant son transfert à la Chambre des représentants pour adoption définitive.
Avec ce projet de loi, le gouvernement entend mettre fin à un régime de travail longtemps dénoncé par les agents de sécurité privée. Le passage de 12 à 8 heures quotidiennes constitue désormais l’enjeu central d’une réforme sociale attendue depuis de nombreuses années par cette catégorie professionnelle.




