Hany Shaker, l’une des dernières grandes voix de la chanson arabe classique, est décédé ce dimanche à Paris à l’âge de 73 ans. Le chanteur a succombé à des complications de santé majeures après un combat de trois mois contre la maladie. La nouvelle a immédiatement plongé la scène artistique arabe dans le deuil.
Hospitalisé en France pour un protocole de soins spécialisés, l’artiste avait subi une intervention chirurgicale délicate au niveau du côlon suite à des hémorragies répétées.
Bien que son état ait montré des signes de stabilisation temporaire, il a été victime d’une rechute brutale marquée par une insuffisance respiratoire aiguë. Admis en soins intensifs, il est tombé dans un coma profond avant de rendre son dernier soupir.
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L’annonce de son décès a été confirmée via son compte officiel sur Instagram, provoquant une onde de choc immédiate. De nombreuses personnalités du monde de la culture et des médias, à l’instar de Mohamed Fouad, Hanane Metawea ou encore Nadia Mostafa, membre du syndicat des professions musicales, ont exprimé leur immense tristesse.
Au-delà de sa voix emblématique, Hany Shaker laisse derrière lui un héritage colossal de plus de 600 chansons. Ancien président du syndicat des musiciens en Égypte, il s’était imposé comme un fervent défenseur de l’identité musicale arabe face aux transformations de l’industrie. Son transfert à Paris, après une première prise en charge au Caire, témoignait de la complexité de son état clinique qui aura finalement eu raison de cette légende de la musique.



