«Un drone a frappé aujourd’hui un bâtiment abritant une turbine sur le site, provoquant, selon certaines informations, un trou dans son mur», a indiqué samedi soir sur X l’AIEA, basée à Vienne, citant les autorités locales de la centrale.
«Il ne devrait y avoir aucune attaque d’aucune sorte provenant de la centrale ou visant celle-ci», a ajouté l’agence en citant son directeur général, Rafael Grossi. «Attaquer des sites nucléaires, c’est jouer avec le feu», a-t-il averti.
The IAEA team at the ZNPP this morning observed damage to the exterior of a turbine building which the plant said was hit by a drone strike yesterday.
— IAEA - International Atomic Energy Agency ⚛️ (@iaeaorg) May 31, 2026
During a site walk down, the team saw damage to a metal access hatch located several levels up in the building, as well as a few… https://t.co/GectX6Eudk
La centrale de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, est occupée depuis mars 2022 par la Russie. Elle est située sur la rive sud du Dniepr, un fleuve qui fait office de ligne de front naturelle entre les belligérants.
Dans une déclaration relayée par les médias russes, le groupe nucléaire public russe Rosatom a accusé l’armée ukrainienne d’avoir mené cette attaque délibérée, affirmant que le drone était guidé par un câble à fibre optique, ce qui exclurait totalement «la possibilité d’une frappe accidentelle».
«Aujourd’hui, nous nous sommes rapprochés d’un incident qui risque fort d’affecter même ceux qui vivent bien au-delà des frontières de la Russie et de l’Ukraine», a mis en garde le patron de Rosatom Alexeï Likhatchev.
Rejetant ces accusations, le ministère ukrainien des Affaires étrangères a estimé dans un communiqué qu’elles manquaient de «logique».
«On ne comprend pas pourquoi l’Ukraine frapperait sa propre centrale nucléaire située sur son propre territoire, qu’elle cherche elle-même à reprendre sous son contrôle souverain», a déclaré le ministère.
The Ministry of Foreign Affairs of Ukraine firmly rejects the latest unfounded accusations by the Russian Federation regarding the alleged "attack by Ukraine" on the Zaporizhzhia nuclear power plant, disseminated on May 30 by representatives of the Russian state corporation… pic.twitter.com/lIAnVAniQj
— MFA of Ukraine 🇺🇦 (@MFA_Ukraine) May 30, 2026
«Nous considérons ces déclarations comme une nouvelle opération de désinformation menée par l’État occupant», a-t-il ajouté.
Selon Rosatom, la frappe a ouvert une brèche dans le mur de la salle des machines, mais n’a pas endommagé les équipements essentiels de la centrale.
Le ministère russe de la Défense a précisé que les dégâts causés par le drone se situent «à 10 mètres de la salle du réacteur».
Dimanche en début d’après-midi, les autorités de la centrale ont rapporté une nouvelle attaque ukrainienne ayant touché l’atelier de transport de la centrale, un site déjà visé à plusieurs reprises ces derniers mois.
Six bus et deux camions ont été détruits dans cette attaque, selon la même source, qui précise que la centrale continue de «fonctionner normalement» et que sa sécurité d’exploitation est «pleinement assurée».
Moscou et Kiev s’accusent régulièrement mutuellement de faire courir le risque d’une catastrophe nucléaire à travers leurs attaques, depuis la prise du site par les forces russes.




