Les obsèques de l’ex-guide suprême iranien, tué le 28 février au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre Téhéran qui avait déclenché la guerre régionale, débutent samedi et dureront six jours.
Après cela, les discussions pour mettre fin de manière durable aux hostilités, en abordant notamment les épineux sujets du détroit d’Ormuz et du nucléaire iranien, seront organisées «dans les plus brefs délais», selon les ministères des Affaires étrangères du Qatar et du Pakistan.
Ces médiateurs ont indiqué dans des communiqués avoir eu mercredi, à Doha, «des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs» concernant le protocole d’accord signé le 17 juin.
Qatar & Pakistan mediators concluded separate meetings with the US & Iranian negotiators in Doha today, with positive progress made on issues related to the Islamabad Memorandum of Understanding, building on the outcomes of the Lake Lucerne Summit. The parties agreed to continue…
— د. ماجد محمد الأنصاري Dr. Majed Al Ansari (@majedalansari) July 1, 2026
Depuis la signature de ce texte, Washington et Téhéran sont engagés dans des négociations censées durer 60 jours, un délai renouvelable.
D’après l’agence officielle iranienne Irna, ces négociations techniques ont pris fin sur un accord permettant à l’Iran d’acquérir des produits dont il a besoin avec une partie de ses avoirs gelés au Qatar. Les parties ont également approuvé l’instauration dès ce jeudi d’un canal de communication pour signaler et recenser les éventuelles violations du protocole d’accord.
Donald Trump a évoqué de «très bonnes réunions», bien que l’Iran refuse qu’elles soient directes.
«La dénucléarisation de l’Iran avance bien», a déclaré le président américain. «On les a frappés très dur» mais «on s’entend très bien».
Portraits géants de l’ayatollah Khamenei
Initialement prévues début mars, les obsèques de l’ayatollah Khamenei, qui a dirigé la République islamique d’Iran durant près de 37 ans, avaient été reportées en raison de la guerre.
Sa dépouille sera exposée à partir de samedi à la Mosalla de Téhéran, vaste complexe dont la façade est recouverte de portraits géants, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Les autorités attendent entre 15 et 20 millions de personnes rien que dans la capitale.
Si la signature du pacte entre Washington et Téhéran a permis de réduire l’intensité du conflit, d’importantes tensions persistent notamment autour du nucléaire iranien et de la gestion du détroit d’Ormuz, où des navires ont été attaqués malgré le protocole d’accord.
L’Iran répète vouloir imposer un droit de passage sous une forme ou une autre, une mesure jugée inacceptable par les Etats-Unis.
Le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a fait état mercredi d’une réunion à Bahreïn avec des responsables de la Défense de 12 pays, principalement du Golfe, portant sur la sécurité.
«Les responsables ont souligné leur engagement commun en faveur de la libre circulation du commerce à travers le détroit d’Ormuz», a indiqué le Centcom sur X.
— U.S. Central Command (@CENTCOM) July 1, 2026
Le vice-ministre des Affaires étrangères iranien Kazem Gharibabadi, présent à Doha pour les discussions techniques, a rétorqué jeudi que le détroit, voie stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures, était «placé sous le commandement de l’Iran, non du Centcom».
«La sécurité de la région sera assurée par la fin des interventions et le retrait des Etats-Unis de la zone, le respect de la souveraineté des pays et l’acceptation des nouvelles réalités géopolitiques, pas sous le parapluie militaire de l’Amérique», a-t-il dit sur X.
Deputy Foreign Minister Kazem Gharibabadi said on Wednesday the Strait of Hormuz is "under Iran's command, not CENTCOM's," adding that a military meeting in Bahrain cannot establish a legal or security order for the Persian Gulf.
— Iran International English (@IranIntl_En) July 2, 2026
"Hormuz is defined under Iran's command, not…
Sur le front libanais, que Téhéran a exigé d’inclure dans les pourparlers, un accord-cadre pour une «paix durable» a été signé la semaine dernière à Washington.
Le texte signé entre Israël et le Liban conditionne un retrait d’Israël du sud du pays - où ses troupes sont entrées au début du nouveau conflit avec le Hezbollah pro-iranien - au désarmement de ce dernier, qui s’y refuse.
Le Liban a été entraîné dans le conflit le 2 mars, quand le Hezbollah a mené des tirs sur le nord d’Israël en soutien à l’Iran, visé par l’offensive américano-israélienne. Les bombardements et opérations israéliennes ont depuis fait plus de 4.200 morts, selon Beyrouth.




