La secousse, d’une magnitude de 7,8, s’est produite lundi au large des côtes de l’île de Mindanao. Elle a provoqué l’effondrement de bâtiments, endommagé des infrastructures et déclenché des glissements de terrain dans plusieurs secteurs de cette grande île du sud des Philippines, régulièrement exposée aux catastrophes naturelles.
Le dernier bilan officiel publié vendredi fait état de 55 morts, contre 46 annoncés dans un précédent bilan mercredi. Quelque 31 personnes sont toujours portées disparues, selon les autorités locales, tandis que les opérations de secours se poursuivent dans des conditions difficiles.
La province de Sarangani figure parmi les zones les plus durement touchées. René Punzalan, responsable des secours en cas de catastrophe dans cette province, a déclaré à l’AFP que de nombreuses routes bloquées avaient pu être dégagées. Mais plusieurs localités restent difficiles d’accès, ce qui oblige encore les autorités à utiliser des hélicoptères pour acheminer de la nourriture, de l’eau et des produits de première nécessité aux habitants isolés.
Dans certaines zones, l’électricité n’a toujours pas été rétablie. Les habitants sinistrés doivent composer avec les dégâts matériels, la peur de nouvelles secousses et l’attente de l’aide, alors que des familles ont perdu leur maison ou refusent de regagner des bâtiments fragilisés par le tremblement de terre.
«Les répliques continuent de nous ralentir, et il a également plu cette nuit, nous devons donc interrompre les opérations pendant un certain temps», a expliqué René Punzalan, évoquant notamment les interventions de pelleteuses chargées de dégager de gros rochers tombés sur les axes routiers.
Les pluies compliquent encore le travail des secouristes, en particulier dans les zones montagneuses ou exposées aux glissements de terrain. Les autorités craignent que des routes déjà fragilisées ne soient à nouveau coupées, ralentissant l’acheminement de l’aide et la recherche des disparus.
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Même si les opérations de recherche se poursuivent, les espoirs de retrouver des survivants diminuent avec le temps. René Punzalan a reconnu qu’il serait désormais difficile de découvrir des personnes encore vivantes sous les décombres ou dans les zones ensevelies. Une telle issue relèverait, selon lui, du «miracle».
La ceinture de feu
Mercredi, le président philippin Ferdinand Marcos Jr. s’est rendu dans les zones sinistrées de General Santos, la plus grande ville de la région touchée. Il a notamment visité une école endommagée ainsi qu’un centre de distribution d’aide, où des sinistrés reçoivent vivres, eau et produits de première urgence.
Le chef de l’État a déclaré que le gouvernement allouerait 100 millions de pesos, soit environ 1,4 million d’euros, à la reconstruction de la mairie. Cette enveloppe doit s’ajouter aux opérations d’urgence déjà engagées pour soutenir les collectivités locales, les familles déplacées et les services publics affectés.
Les dégâts sont importants dans plusieurs secteurs de Mindanao. Des habitations, des bâtiments publics, des écoles et des routes ont été touchés par la secousse ou par les glissements de terrain qu’elle a déclenchés. Les autorités locales poursuivent les évaluations afin d’établir l’ampleur exacte des destructions.*
Les Philippines se trouvent sur la «ceinture de feu» du Pacifique, une zone d’activité sismique et volcanique intense. L’archipel est régulièrement frappé par des tremblements de terre, des éruptions volcaniques et des typhons, ce qui en fait l’un des pays les plus exposés au monde aux catastrophes naturelles.
À Mindanao, les secours restent donc engagés dans une course contre le temps: rouvrir les routes, secourir les habitants isolés, retrouver les disparus et assurer l’approvisionnement des familles sinistrées, alors que les répliques continuent de rappeler la fragilité du terrain.



