«Au 13 mai, 11 cas, dont trois décès, ont été signalés», a indiqué l’OMS dans un bulletin d’information publié mercredi soir.
Sur ces 11 cas, «huit cas ont été confirmés en laboratoire pour une infection par le virus des Andes (ANDV), deux sont probables et un cas est non concluant et fait l’objet d’analyses complémentaires», a-t-elle détaillé.
Update on #hantavirus:
— World Health Organization (WHO) (@WHO) May 12, 2026
As of 12 May, 12h00 CEST, a total of 11 cases, including 3 deaths, have been reported. Nine of the 11 cases are confirmed, and the other 2 are probable. All are among passengers or crew on the ship.
We expect more cases given the dynamics of spread on a… pic.twitter.com/NeeLyMQFdk
Deux des huit cas confirmés sont décédés.
Le taux de létalité (pourcentage de malades qui décèdent après avoir contracté l’infection) de ce foyer est à ce stade de 27%, selon l’OMS.
Il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique contre l’hantavirus, qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu.
Tous les cas jusqu’à présent se trouvaient à bord du navire.
Le cas considéré comme non concluant concerne une personne aux Etats-Unis, «actuellement asymptomatique» selon l’OMS. Ses résultats d’analyses — un test positif et un test négatif réalisés dans deux laboratoires différents — ne permettent pas de conclure. Ce passager américain, hospitalisé dans le Nebraska, est dans l’attente des résultats d’un nouveau test.
L’OMS considère toujours que le risque est «modéré» pour la santé des passagers et de l’équipage du navire et «faible» pour le reste de la population dans le monde.
Origine
L’origine de cette flambée d’hantavirus est encore inconnue mais, selon l’OMS, la première contamination a eu lieu avant le début de l’expédition le 1er avril car le premier passager décédé, un Néerlandais de 70 ans, a présenté des symptômes dès le 6 avril. Or, la période d’incubation du virus est comprise entre une et six semaines.
«Des investigations sont en cours afin d’élucider les circonstances potentielles de l’exposition et la source de la flambée épidémique, en collaboration avec les autorités d’Argentine et du Chili», a indiqué l’OMS mercredi.
#Hantavirus update: As of 12 May, no new deaths have been reported since 2 May. Of the 11 total cases reported to @WHO, eight have been laboratory-confirmed as Andes virus infections. One remaining case is undergoing further testing.
— Tedros Adhanom Ghebreyesus (@DrTedros) May 13, 2026
WHO continues to assess the risk to the global… pic.twitter.com/fB0tPaigTp
Des chercheurs de l’Institut Malbran de Buenos Aires, référence en matière d’infectiologie, doivent dans les jours à venir se rendre à Ushuaïa, en Terre de Feu, pour capturer et analyser des rongeurs sur place, examiner s’ils pourraient être vecteurs d’hantavirus, en particulier de sa souche des Andes.
Le premier patient décédé avait séjourné un peu plus de 48 heures à Ushuaïa avant d’embarquer le 1er avril.
Les autorités de la Terre de Feu estiment «pratiquement nulle» la possibilité qu’il ait pu être infecté sur place. Elles soulignent qu’à ce jour, le «raton colilargo»(rat à longue queue) vecteur est absent de la province, qui n’a jamais enregistré de cas d’hantavirus depuis que sa notification est obligatoire, en 1996.
Le virus des Andes, transmis principalement à l’être humain par des rongeurs infectés, est endémique en Amérique du Sud. Selon l’OMS, sa circulation ainsi que des cas humains ont été confirmés surtout en Argentine et au Chili. D’autres cas, ainsi que des souches apparentées, ont également été détectés en Uruguay, dans le sud du Brésil et au Paraguay.




