Il affirme être en France depuis 2017 et d’après une information exclusive du Parisien, n’avoir jamais obtenu de titre de séjour en France. Or, depuis cette date, le dénommé Hatim B. travaillait comme jardinier pour Jean-Marie Le Pen, décédé le 7 janvier 2025, et son épouse, Jany, âgée de 93 ans.
D’après le média français, l’avis d’expulsion du jardinier aurait été émis par le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère, qualifié de «très offensif face à l’immigration clandestine». Une position qui n’est visiblement pas celle de Jany Le Pen qui se serait rendue, avec son accompagnatrice, au local de rétention administrative de Nanterre (LRA) où sont retenus les ressortissants étrangers visés par une mesure d’éloignement du territoire, afin d’y prendre des nouvelles de Hatim B. D’après Le Figaro, cette visite aurait eu lieu mercredi et aurait duré «quarante minutes», pendant lesquelles Jany Le Pen a plaidé la cause de son jardinier sans papiers. En vain.
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Car si la veuve de Jean Marie Le Pen a pu s’entretenir près d’une heure avec lui, celle-ci —malgré le fait qu’elle ait pris contact avec un avocat afin d’assurer sa défense— n’a pas pu éviter son expulsion. Hatim B. a quitté le LRA de Nanterre vers 9h30 jeudi matin, afin d’être rapatrié par avion, à bord d’un vol prévu à 12h30.
D’après Le Parisien, au sein du Rassemblement national, on nie tout lien entre le jardinier et Jean-Marie Le Pen, et on précise qu’il travaillait pendant une période pour Jany Le Pen sans pour autant qu’ils aient gardé le contact. Enfin, la famille Le Pen, rapporte Le Parisien, affirme être «étrangère à cette affaire».




