En vacances, les repères habituels s’effacent et on a tôt fait de troquer le ronron d’une petite routine bien rodée pour un emploi du temps plus aléatoire. On mange à des horaires différents, on improvise davantage, on multiplie les crudités, les boissons gazeuses et les moments conviviaux prolongés. Mais ce bouleversement du rythme quotidien a des conséquences, avec un impact direct sur le système digestif, qui se retrouve déstabilisé par l’accumulation de ces changements.
Du côté de la naturopathie, ce phénomène s’explique aussi par la notion d’inflammation chronique silencieuse, considérée comme un facteur aggravant de nombreux déséquilibres tels que troubles digestifs, fatigue, inconfort hormonal ou encore fragilité de la peau et de l’immunité. L’été, avec son alimentation plus désorganisée et ses changements de rythme, a tendance à accentuer ces déséquilibres. Pour y remédier, des solutions existent sans pour autant opter pour une alimentation restrictive.
Ralentir et bien mâcher, le premier réflexe
Premier point essentiel à retenir, la digestion commence dans la bouche. Pour éviter les désagréments digestifs, on prend le temps de mastiquer. Cela peut paraître anodin mais ce n’est pas le cas car mastiquer longuement permet de faciliter le travail de l’estomac, de favoriser la production d’enzymes digestives et de limiter les fermentations à l’origine des ballonnements. Manger plus lentement, sans se presser, est donc l’un des gestes les plus simples et les plus efficaces à adopter.
Composer son assiette intelligemment
Contrairement aux idées reçues, les crudités et grandes salades estivales, bien que rafraîchissantes, ne sont pas toujours faciles à digérer pour tout le monde. Ainsi, mieux vaut adapter sa consommation à sa propre tolérance plutôt que de s’en priver totalement. Certaines plantes et épices peuvent aussi donner un coup de pouce à la digestion, comme le fenouil, l’anis, le cumin, la menthe poivrée ou la coriandre, réputés pour limiter les gaz et les ballonnements.
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Par ailleurs, commencer chaque repas par des fibres végétales à l’instar de crudités, salade verte ou légumes cuits est également recommandé. En optant pour une entrée végétale, on ralentit l’absorption des sucres, on nourrit le microbiote intestinal et on limite enfin l’inflammation qui suit les repas. Ajouter à cela une huile de bonne qualité, comme l’huile d’olive, de noix ou de colza, contribue par ailleurs à soutenir la muqueuse intestinale et à réduire l’index glycémique du repas. Le soir, on privilégiera un dîner chaud, léger et végétal afin de favoriser une meilleure régulation de la glycémie et un sommeil de meilleure qualité.
Bouger, s’hydrater et écouter son corps
L’été, c’est aussi la saison des repas copieux qui s’éternisent. En sortant de table, plutôt que d’opter pour une sieste, une simple marche de dix à quinze minutes suffit souvent à améliorer la digestion, stimuler le transit et soutenir la sensibilité à l’insuline. Enfin, on ne rappellera jamais assez à quel point l’hydratation joue elle aussi un rôle clé, surtout par fortes chaleurs. Il est ainsi conseillé de boire de l’eau plate suffisamment tout au long de la journée, en limitant les boissons gazeuses.




