Polémique: la marque «Converse» accusée d’évoquer le Ku Klux Klan et le lynchage dans une campagne de pub

Campagne publicitaire pour la sneaker Chuck 70 X.

Campagne publicitaire pour la sneaker Chuck 70 X.

La marque américaine de sneakers, «Converse», filiale de Nike depuis 2023, fait face depuis quelques jours à une vague de critiques après la diffusion d’une campagne publicitaire jugée par de nombreux internautes comme évoquant l’imagerie raciste du Ku Klux Klan.

Le 21/09/2026 à 15h06

Depuis le 18 septembre, la marque de sneakers à l’étoile blanche se trouve en pleine tourmente. Une violente controverse a en effet été déclenchée suite à une publicité de l’enseigne pour la sneaker Chuck 70 X, mettant en scène la chanteuse sud-coréenne Karina, membre du groupe de K-pop aespa.

Sur l’un des visuels, initialement publié sur le compte Instagram de la marque, l’artiste apparaît debout sous un projecteur en forme d’étoile, tenant une paire de baskets noires à tige haute et vêtue d’une jupe blanche descendant jusqu’au mollet.

Visuel de publicité pour la sneaker Chuck 70 X.

C’est la forme du halo lumineux projeté au-dessus de la chanteuse, associée à sa jupe blanche, qui a immédiatement rappelé à une large partie des internautes la silhouette pointue d’une cagoule du Ku Klux Klan.

Le scandale a pris de l’ampleur avec la découverte d’un second visuel, publié cette fois sur le compte Instagram Converse Malaisie, dans le cadre d’une campagne distincte pour la collection Jack Purcell PDM réalisée avec la marque Palmes.

Visuel de la collection Jack Purcell PDM de Converse.

On y voit un homme grimper à une échelle en tenant une paire de chaussures suspendues au-dessus de lui à une branche d’arbre, sous le regard d’un autre homme. Pour de nombreux observateurs, ce rapprochement entre les deux campagnes n’a fait que renforcer l’analogie avec des scènes de lynchage, pratique historiquement associée aux violences racistes commises aux États-Unis.

Face à l’ampleur de la réaction en ligne, Converse a retiré les publicités de l’ensemble de ses réseaux sociaux. Dans une déclaration transmise à la presse spécialisée, la marque a reconnu comprendre pourquoi l’image avait pu être «profondément bouleversante», a admis s’être trompée, et s’est engagée à faire mieux à l’avenir, révèle le média américain TMZ.

Par Zineb Ibnouzahir
Le 21/09/2026 à 15h06