Cette paire fait partie d’une collection baptisée Family Reunion, déjà déclinée sur l’Air Max 95, que Nike prolonge désormais sur l’Air Force 1 à travers trois coloris inspirés de différentes régions du monde. Le premier à voir le jour puise directement dans l’artisanat marocain et dans son influence sur la culture hip-hop.
À première vue, rien ne distingue vraiment cette paire des Air Force 1 blanches classiques imaginées par Bruce Kilgore en 1982. C’est en s’en approchant que la vraie richesse du modèle se révèle avec la tige en cuir entièrement travaillée au laser, une technique qui permet de dessiner des motifs très fins à même la matière, sans jamais casser la silhouette originelle de la sneaker.
l'Air Force 1 Low Family Reunion
À l’avant du pied et sur les côtés, les motifs gravés reprennent les entrelacs et les tracés géométriques que l’on retrouve dans l’artisanat marocain du zellige, aux moucharabiehs, en passant par les plâtres sculptés des riads et des médersas. Une manière, pour Nike, de traduire en cuir un savoir-faire que beaucoup associent immédiatement aux médinas du Royaume.
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Autre détail qui plaira particulièrement aux sneakerheads marocains, le Marrakesh Orange, du nom donné à la teinte orangée qui vient casser le blanc de la tige. Cette référence à la ville ocre s’accompagne de deux autres couleurs, le Passion Red et le Light Orewood Brown, pour une palette qui n’est pas sans rappeler les étals d’épices d’un souk ou la lumière du soir sur la palmeraie.
Enfin, le deuxième fil conducteur de cette paire est musical. Les petits éléments circulaires que l’on retrouve sur les dubraes des lacets, sur le talon et sur les semelles intérieures s’inspirent des disques vinyles et des points de pivot d’une platine. C’est une façon de rappeler à quel point les rythmes marocains ont irrigué, avec le reste de l’Afrique du Nord, certains fondements du hip-hop, notamment à travers le sample.








