La Vallée des Roses, star de l’émission «Échappées Belles» sur France 5

L'émission "Echappées Belles", le 3 octobre 2026, a mis en lumière la Vallée des Roses au Maroc.

L'émission Echappées Belles, le 3 octobre 2026, a mis en lumière la Vallée des Roses au Maroc.

Dans un épisode d’environ une heure et demie diffusé samedi 3 octobre sur France 5, l’émission «Echappées belles» pose ses valises dans une région encore discrète, loin de l’agitation de la côte atlantique.

Le 05/10/2026 à 09h45

Des tons de terre ocre, des champs fleuris, des oasis d’un vert intense… Ce paysage de vallées et de roches ne manque pas d’arguments pour séduire les voyageurs. C’est cette région, moins courue que le littoral, que Jérôme Pitorin arpente dans Maroc, la vallée des roses, un épisode de la saison 21 d’Échappées belles. Son itinéraire relie le Haut Atlas aux oasis de l’Anti-Atlas, en passant par le désert, les villages de montagne et les palmeraies, avec une attention particulière portée à la vie quotidienne de ceux qui y habitent.

Ouarzazate, Hollywood du désert

Le périple démarre par une course en taxi, direction la kasbah de Ouarzazate, dont le nom signifie «la ville sans problème» en langue amazigh.

Dans cette ville devenue l’un des plus grands studios de cinéma de la planète, Rajae El Jaouhari, directrice de casting, rappelle au présentateur que de nombreux films et séries y ont été tournés, dont Gladiator de Ridley Scott et Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre d’Alain Chabat, qui avait dépassé les 14 millions d’entrées en France.

Les décors en plâtre et en bois n’ont pas bougé, du palais de Cléopâtre à celui de César, plus imposant encore. Les visiteurs y rejouent les scènes cultes, et Jérôme Pitorin se prête au jeu avec une saynète mettant en scène une Cléopâtre autoritaire, clin d’œil au personnage incarné par Monica Bellucci.

Les roses de Damas

Seconde étape du voyage, la vallée des Roses, surnom touristique d’une zone qui s’étend au pied du Haut Atlas, autour d’un oued capable de se muer en fleuve lors des fortes pluies. Il n’y avait pas plu depuis sept ans au moment du tournage.

La légende veut que la rose de Damas soit arrivée jusque-là avec des pèlerins revenant de La Mecque. «Selon les légendes, raconte Nacima Mohamdi», chercheuse spécialiste de cette fameuse vallée, «les roses seraient arrivées dans la région depuis Damas, avec des pèlerins de retour de La Mecque.» Plantée vers le Xe siècle, selon la tradition, Rosa damascena s’accommode de la sécheresse comme du froid.

Au moment de la cueillette, les boutons sont ramassés à la main par les femmes, qui les glissent un à un dans un grand foulard sombre noué autour du cou et de la taille. Le présentateur tente l’exercice, sans grand succès, et s’attire les remontrances d’une cueilleuse : « Je me fais rouspéter dessus parce que je ne vais pas assez vite. »

Une fois pesées, les fleurs sèchent à plat, dans les maisons ou sur les toits. Elles servent à produire de l’eau de rose et des cosmétiques, et depuis peu une confiture dont les femmes gardent jalousement la recette. On estime la récolte annuelle entre trois et quatre mille tonnes. La saison se clôt par le moussem des roses, à Kelaât M’Gouna, ville de 40.000 habitants qui accueille alors près de 300.000 visiteurs.

Le voyage s’achève dans les oasis de l’Anti-Atlas, véritables îlots de verdure où l’eau, l’agriculture et l’entraide continuent d’organiser le quotidien.

Par La Rédaction
Le 05/10/2026 à 09h45