Le Maroc progresse en transparence budgétaire et se classe troisième dans la région MENA

Selon les résultats de l’Enquête sur le budget ouvert 2025 publiée par l’Organisation internationale pour le budget ouvert, le Maroc a amélioré son score en matière de transparence budgétaire.. DR

Revue de presseAvec une note de 51 points en 2025, le Royaume confirme sa dynamique d’amélioration continue en matière de transparence des finances publiques, selon l’Enquête sur le budget ouvert. Une avancée qui renforce la confiance des partenaires internationaux et s’inscrit dans une stratégie ambitieuse à l’horizon 2032. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien L’Economiste.

Le 19/04/2026 à 20h04

Le Maroc a enregistré une amélioration significative de son score en matière de transparence budgétaire, selon les résultats de l’Enquête sur le budget ouvert 2025, publiée par l’Organisation internationale pour le budget ouvert (OIBO), basée à Washington. «Avec une note de 51 points, contre 47 en 2023, 48 en 2021 et 43 en 2019, le Royaume se hisse au troisième rang des pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), derrière la Jordanie et l’Égypte», relève le quotidien L’Economiste dans son édition du lundi 20 avril.

Cette progression s’inscrit dans une dynamique entamée depuis l’adhésion volontaire du Maroc à cette enquête en 2006. «Les rapports établis par cette organisation sont très appréciés par les bailleurs de fonds, qui accordent une grande confiance aux finances publiques marocaines», a souligné Aziz Khayati, directeur du Budget au ministère de l’Économie et des Finances, cité par le quotidien. «Plus la transparence s’améliore, plus la confiance se renforce, consolidant ainsi l’image du pays». Ces partenaires accompagnent à la fois les politiques publiques sectorielles et la réforme des finances publiques, où l’amélioration de la transparence budgétaire constitue un indicateur clé.

Parallèlement, le contrôle des finances publiques a également connu une évolution notable. Entre 2023 et 2026, le score du Maroc dans ce domaine a progressé de huit points, reflétant un renforcement de la législation financière. «Le Parlement et la Cour des comptes disposent désormais de prérogatives élargies pour exercer leur mission de contrôle», a précisé Khayati. Cette avancée renforce la transparence envers les citoyens, qui élisent leurs représentants au Parlement.

Cette amélioration s’inscrit dans une volonté plus large de modernisation des finances publiques, soutenue par des réformes institutionnelles. «Avec des finances publiques performantes, transparentes et soutenables, nous avons la certitude de la confiance de tous nos partenaires dans la capacité de nos finances à accompagner les différentes politiques publiques», a affirmé le responsable. Cette démarche a été consacrée par la Constitution de 2011 et la loi organique relative à la loi de finances, adoptée en 2015. La publication de la loi sur le droit à l’information a également marqué une étape importante, en impliquant davantage les citoyens dans l’élaboration et le financement des politiques publiques.

«Ces avancées s’intègrent dans la nouvelle stratégie de gestion des finances publiques à l’horizon 2032, adoptée récemment par le Maroc», écrit L’Economiste. Élaboré selon une approche participative, ce cadre stratégique vise à consolider les acquis et à moderniser le système de gestion des finances publiques (GFP) autour de cinq axes: la performance, la soutenabilité, la transparence, l’inclusivité (genre, climat, territorialité) et la coordination des réformes. Ces axes sont déclinés en 16 orientations prioritaires, complémentaires et transversales, qui seront mises en œuvre via un plan d’action triennal à horizon mobile.

L’un des objectifs phares de cette stratégie est de rendre les informations budgétaires plus accessibles au public. «L’axe de la transparence prévoit notamment la consolidation d’un plan d’action pour renforcer la transparence des processus budgétaires», a indiqué Khayati. Une plateforme numérique dédiée au «budget ouvert» sera développée pour expliquer de manière simple et pédagogique les données financières. «La participation citoyenne sera renforcée grâce à des outils innovants, permettant une meilleure compréhension et appropriation des finances publiques», a-t-il ajouté.

Ce plan d’action, qui débutera en 2026, précisera les rôles et responsabilités des entités concernées, le calendrier de mise en œuvre, les sources de financement ainsi que les mesures d’accompagnement et le cadre de suivi et d’évaluation. Une feuille de route structurée pour ancrer durablement la transparence et l’efficacité dans la gestion des deniers publics.

Par La Rédaction
Le 19/04/2026 à 20h04