Transparence budgétaire: le Maroc améliore son score à 51 points

Le siège du ministère de l’Economie et des Finances à Rabat.

Le Maroc enregistre une amélioration de son score en matière de transparence budgétaire, selon les dernières données de l’Organisation internationale pour le partenariat budgétaire (IBP). Cette progression s’inscrit dans une dynamique de réformes continues, renforçant à la fois l’accès à l’information, les mécanismes de contrôle et la participation citoyenne.

Le 18/04/2026 à 11h50

Les résultats publiés le 15 avril 2026 par l’Organisation internationale pour le partenariat budgétaire( IBP) indiquent une amélioration du score du Maroc en matière de transparence budgétaire, qui atteint 51 points en 2025 contre 47 points en 2023, soit un gain de 4 points. Le communiqué soutient que la trajectoire apparaît régulière sur plusieurs cycles d’évaluation, avec des niveaux observés de 48 points en 2021, 43 points en 2019 et 45 points en 2017. La production de l’information budgétaire et sa diffusion constituent les principaux facteurs explicatifs de cette évolution.

La comparaison régionale place le Maroc au 3ème rang dans la zone MENA, derrière la Jordanie et l’Égypte. Ce positionnement s’explique notamment par les progrès réalisés en matière d’accessibilité et de qualité des documents budgétaires, en particulier le projet de loi de finances, la revue à mi-parcours et le rapport préalable au budget. La régularité de leur publication, ainsi que leur lisibilité, contribuent à consolider ce classement.

Le volet du contrôle budgétaire enregistre une progression plus marquée, avec un score porté à 51 points en 2025 contre 43 points en 2023, soit une hausse de 8 points. L’évolution du rôle du législateur explique en grande partie ce résultat, son score passant de 42 à 55 points sur la même période. Le communiqué souligne également le rôle de la Cour des comptes dans le suivi des finances publiques, traduisant un approfondissement des mécanismes de contrôle.

La participation citoyenne affiche une amélioration de 60%, soit un gain de 9 points, permettant au Maroc de se positionner au 2ème rang régional, derrière l’Égypte. Ce résultat traduit un élargissement des dispositifs permettant au public d’accéder à l’information et d’interagir avec les processus budgétaires.

Les résultats s’inscrivent dans une dynamique de réformes engagées sur plusieurs années, avec l’adoption de la Constitution de 2011, de la loi organique n°130-13 relative à la loi de finances en 2015 et de la loi sur l’accès à l’information en 2019. Le communiqué met en avant un engagement visant à aligner performance, transparence et soutenabilité des finances publiques.

Nouveau cadre stratégique 2026-2032

Une nouvelle phase s’ouvre avec l’adoption du Cadre stratégique de réforme des finances publiques 2026-2032, structuré autour de cinq axes: performance, soutenabilité, transparence, ainsi que l’intégration des dimensions genre, climat et territorialité. L’axe dédié à la transparence prévoit notamment le développement d’une plateforme de budget ouvert, le renforcement des outils de participation citoyenne et l’amélioration de l’accès à l’information budgétaire.

La mise en œuvre repose sur un plan d’actions triennal détaillant les responsabilités, les calendriers et les mécanismes de suivi et d’évaluation. L’objectif affiché consiste à rendre les données budgétaires plus accessibles, compréhensibles et actualisées.

L’évolution observée traduit un renforcement progressif des mécanismes de transparence et de contrôle, soutenu par des dispositifs institutionnels et des outils dédiés à l’information budgétaire. La phase 2026-2032 vise à prolonger cette dynamique à travers des instruments opérationnels centrés sur l’accessibilité et la participation.

Par La Rédaction
Le 18/04/2026 à 11h50