Dessalement de l’eau de mer: les prévisions du gouvernement pour 2024

La station de dessalement de l'eau de mer d'Agadir.

Revue de presseLe Maroc accélère sa stratégie en matière de dessalement de l’eau de mer. Voici les priorités du gouvernement dans ce domaine pour 2024. Cet article est une revue de presse du journal Aujourd’hui Le Maroc.

Le 24/08/2023 à 22h38

Dans sa livraison du jour, Aujourd’hui Le Maroc s’intéresse aux chantiers liés au dessalement de l’eau de mer. Le journal indique que cette opération permettra de répondre aux besoins de la plupart des villes côtières en eau potable. La même source précise que le Souverain a ordonné la mise en place d’un plan de dessalement, et que ce dispositif permettra d’identifier les besoins futurs en énergies renouvelables, afin de donner la possibilité à de nombreux opérateurs d’investir pour répondre au besoin de dessalement.

L’eau de mer qui sera dessalée pourra répondre aux besoins en eau potable des villes intérieures et permettra de sécuriser un certain nombre de périmètres irrigués, déjà confrontés au manque d’eau à l’instar des périmètres de Doukkala, Tadla et Tansift. Aujourd’hui Le Maroc assure que cette approche pourra permettre de rationaliser la consommation du secteur agricole en matière d’eau et de renforcer le principe de souveraineté alimentaire en offrant au consommateur un produit local à un prix raisonnable.

Soulignons que le gouvernement a prévu plusieurs initiatives dans ce sens en 2024. «La programmation des stations de dessalement d’eau de mer figure parmi les priorités à considérer dans le cadre de l’élaboration du projet de la loi de Finances 2024», fait remarquer le quotidien, ajoutant que le chef du gouvernement a insisté sur ce point, en réitérant la détermination du gouvernement à intensifier les efforts pour renforcer la résilience du Royaume face aux changements climatiques et lutter contre ses effets.

Notons que le gouvernement entend accélérer la mise en œuvre des composantes du Programme national pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation, dont l’enveloppe budgétaire atteint 143 milliards DH pour la période 2020-2027. Il sera aussi question de doubler les efforts pour relever les défis de cette problématique, selon une approche multidimensionnelle axée sur la rationalisation de l’utilisation de l’eau et la gestion optimale de la demande.

Aujourd’hui Le Maroc affirme d’ailleurs que les départements et instances concernés sont appelés à renforcer la veille et faire preuve d’efficacité dans l’exécution des projets programmés selon le planning établi. «Il s’agit notamment de l’accélération du projet d’interconnexion des bassins hydrauliques de Sebou et Bouregreg, de la poursuite de la réalisation des barrages pour augmenter la capacité de stockage d’eau douce, de l’accélération des projets de mobilisation des eaux non conventionnelles», conclut le quotidien.

Par Ismail Benbaba
Le 24/08/2023 à 22h38