Dakhla: un troisième appel d’offres pour attribuer 1.090 hectares de terres agricoles irriguées par dessalement

Projet d'irrigation de 5.000 ha à partir du dessalement de l'eau de mer à Dakhla

Un projet d'irrigation à partir du dessalement de l'eau de mer à Dakhla . DR

Revue de presseDans le cadre du mégaprojet d’irrigation de Dakhla-Oued Ed-Dahab, l’Agence pour le développement agricole vient de lancer un appel d’offres portant sur la location de 35 nouveaux projets agricoles destinés aux investisseurs marocains et étrangers. Adossée à la future station de dessalement d’eau de mer, cette initiative prévoit l’exploitation, dans le cadre d’un partenariat public-privé, de terres domaniales pour des durées allant jusqu’à 40 ans, avec une priorité accordée aux cultures maraîchères. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Les Inspirations Eco.

Le 07/07/2026 à 19h12

L’Agence pour le développement agricole (ADA) vient de franchir une nouvelle étape dans le déploiement du vaste projet d’irrigation de Dakhla en lançant son troisième appel d’offres pour la location de terres agricoles relevant du domaine privé de l’État. «Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) destiné à valoriser les ressources foncières de la région de Dakhla-Oued Ed-Dahab, parallèlement à la mise en service attendue d’une station de dessalement d’eau de mer qui permettra, à terme, d’irriguer 5.000 hectares», indique le quotidien Les Inspirations Eco du 7 juillet

Ce nouvel appel d’offres cible les investisseurs nationaux et étrangers pour l’exploitation à long terme de 35 projets agricoles s’étendant sur plus de 1.090 hectares. Ces terres sont réparties en quatre catégories distinctes: 28 projets de taille moyenne couvrant 345,85 hectares, trois grands projets totalisant 169,43 hectares, trois projets assortis d’une obligation d’agrégation représentant 565,13 hectares et, enfin, une petite exploitation de près de 10 hectares.

Les investisseurs retenus s’engageront par le biais de conventions de partenariat d’une durée initiale de 25 ans. Cette durée pourra toutefois être portée à 40 ans si le projet intègre la création d’une unité de valorisation industrielle. Sur le plan financier, la redevance locative annuelle fixée par l’administration sera revalorisée de 10 % tous les cinq ans à compter du démarrage effectif de l’irrigation. «L’État impose une gestion directe du patrimoine par le souscripteur, interdisant toute cession de droits ou toute substitution d’un tiers sans accord préalable écrit, sous peine de résiliation immédiate du contrat», écrit Les Inspirations Eco.

Les cahiers des charges privilégient fortement la filière des cultures maraîchères, à l’exclusion des fruits rouges. Ce type de culture devra occuper au moins 75% de la superficie des exploitations moyennes, grandes et soumises à l’obligation d’agrégation, et 70% de celle de la petite exploitation. Ces proportions devront être strictement respectées durant toute la durée de la convention, tout en tenant compte de la dotation en eau allouée.

Inspiré du modèle de gestion éprouvé à Chtouka-Aït Baha, le processus d’accès à l’eau se déroulera en trois phases. La première étape implique le paiement de droits de souscription s’élevant à 5.000 dirhams, toutes taxes comprises, par hectare, suivi de frais de raccordement d’un montant équivalent au début des travaux d’infrastructure. La dernière étape correspondra à l’abonnement couvrant six campagnes d’irrigation. L’eau ainsi distribuée sera strictement réservée à un usage agricole. La mise en œuvre de ce système d’irrigation, de sa conception à sa maintenance, a été confiée à la société Tirisma dans le cadre de son contrat de partenariat public-privé avec le ministère de l’Agriculture.

Par La Rédaction
Le 07/07/2026 à 19h12