Le site de la carrière Thomas I n’a pas fini de livrer ses secrets. C’est sur ce haut lieu de la Préhistoire ancienne nord-africaine, qui a fourni les traces de boucherie et de consommation de viande les plus anciennes jamais découvertes en grotte sur le continent africain (remontant à plus de 700.000 ans), qu’une mission scientifique vient de s’achever, posant les jalons des travaux à venir.
Placée sous la direction d’Abderrahim Mohib, chercheur associé à l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (INSAP), et de Rosalia Gallotti, chercheuse associée à l’Université Paul Valéry Montpellier 3, la mission a poursuivi deux objectifs principaux.
Le premier consistait en la préparation de l’étude techno-économique des assemblages lithiques acheuléens de la grotte des Rhinocéros, issus des fouilles menées en 1991 et 1996. Le second portait sur la mise à jour de la base de données des fouilles de la carrière Thomas I, dans la perspective de la campagne de mai.
Ces travaux s’inscrivent dans la continuité du programme «Préhistoire de Casablanca», initié en 1978 et considéré aujourd’hui comme l’un des plus importants projets archéologiques conduits au Maroc.
Focalisé sur les premiers peuplements humains du littoral atlantique marocain, ce programme est co-dirigé par Abderrahim Mohib pour l’INSAP et par Camille Daujeard et Rosalia Gallotti pour la partie française. Il est placé sous la tutelle de l’INSAP, relevant du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, département de la Culture, et bénéficie du partenariat du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères ainsi que du Labex Archimède de l’Université Paul Valéry Montpellier 3.




