Tous les articles correspondant à #Histoire

Pourquoi le Maroc dérange autant une partie de l’Espagne
Histoire coloniale mémoire sélective et nouveau rapport de voisinage.
Les Morisques, d’une rive à l’autre
Ils étaient nés sur cette terre. Ils en parlaient les langues, en cultivaient les champs et y enterraient leurs morts. Au début du XVIIème siècle, l’Espagne décide pourtant qu’ils n’y ont plus leur place. Pour des centaines de milliers de Morisques commence alors le long chemin de l’exil.
Ceux qui ne seront jamais attaqués
La guerre ne résout rien, mais elle change brutalement la question posée au peuple. Hier, il demandait: pourquoi sommes-nous pauvres, pourquoi sommes-nous mal gouvernés, pourquoi le pays décline-t-il? Demain, on lui demandera seulement: êtes-vous avec la patrie ou avec l’ennemi?
«Marruecos no existía»: et l’Espagne, existait-elle?
Dans un texte rigoureux et nuancé, Mohamed Métalsi, Urbaniste, docteur en esthétique, historien d’art et chercheur, déconstruit le refrain de la politique et des médias espagnols - «Marruecos no existía» - utilisé pour légitimer la présence espagnole dans les présides du nord du Maroc. En appliquant aux deux rives du Détroit les mêmes critères d’analyse historique et du droit international, l’auteur, ancien directeur des actions culturelles de l’Institut du monde arabe de Paris et ancien doyen de la Faculté Euromed des SHS de Fès, démontre l’incohérence de cette formule et appelle à dépasser le déni de l’autre pour construire une relation de voisinage lucide et apaisée.
Le Maroc et les îles Canaries: entre les dérives du discours espagnol et la réalité historique
Alors que certains discours en Espagne prêtent au Maroc des visées sur les îles Canaries, Samir Bennis, analyste politique revient sur un épisode largement oublié des relations entre Rabat et Madrid. En 1978, face aux manœuvres algériennes en faveur du séparatisme canarien, le Royaume avait au contraire défendu sans ambiguïté la souveraineté espagnole sur l’archipel.
Ceuta, Tanger, Oued el Makhazen, trois tentatives de conquêtes portugaises dans le nord du Maroc
La mort du roi Sébastien qui n’avait pas d’héritier plongea le Portugal dans une crise de succession qui aboutit, en 1580, à son union dynastique avec l’Espagne, Ceuta passant alors sous souveraineté espagnole.
Sahara marocain et bataille du sens: comment s’est fabriqué le récit du conflit?
Et si la véritable bataille du Sahara marocain ne s’était pas seulement jouée sur le terrain diplomatique et militaire, mais dans la fabrique même des concepts? En analysant comment les frontières espagnoles et le droit colonial ont progressivement redéfini les termes du conflit, Abderrahman Boukhaffa, chercheur et auteur marocain résidant à Ottawa, au Canada, démontre comment la souveraineté marocaine a été traduite et déformée par les catégories juridiques internationales. Un plaidoyer lucide pour investir le front du savoir et du récit.
Parution. «Paris-Téhéran, le grand dévoilement»: autopsie d’un aveuglement français
Dans leur dernier opus, Emmanuel Razavi et Jean-Marie Montali rouvrent le dossier de la révolution iranienne et de sa réception française. De l’exil de Rouhollah Khomeini à Neauphle-le-Château aux soulèvements de 2025-2026, ils instruisent le procès de cinquante années de récits idéologiques, réexaminent la dynastie des Pahlavi, remontent les filières marxistes, palestiniennes et islamistes qui ont nourri la révolution, puis interrogent l’avenir politique du pays. Livre d’enquête, réquisitoire et plaidoyer tout ensemble, cet ouvrage soutenu par les photographies d’Alfred Yaghobzadeh oppose à l’Iran des mollahs un autre Iran: celui des rois, des poètes, des femmes insurgées et d’une jeunesse qui veut reprendre possession de son histoire.
De Björkö à Anchorage, les diplomaties parallèles de Guillaume II et Donald Trump
On peut donc voir à un siècle d’écart que la tentation est grande pour tout chef d’État élu ou héréditaire de vouloir «prendre les choses en mains», persuadé que la diplomatie est trop sérieuse pour être confiée aux diplomates. Chacun croit en son pouvoir personnel, en sa force de conviction, en des entretiens directs.
Les «perles» de la fausse histoire algérienne
La France fixa donc les frontières sahariennes au profit de l’Algérie qui reçut ainsi en héritage la plus grande partie du Sahara sur lequel elle n’avait, par définition, jamais exercé la moindre souveraineté. Puis, une fois indépendante, l’Algérie se posa en héritière territoriale de la France, refusant de reconnaître que le Maroc, État existant depuis le huitième siècle, avait été territorialement amputé par l’ex-puissance coloniale au profit d’un État algérien venu au monde le 1er juillet 1962, c’est-à-dire douze cents ans après sa propre naissance…