Le rap était la vedette de la première soirée du L’Boulevard, jeudi 17 septembre 2026. Cette année, les organisateurs de ce festival des musiques alternatives ont mis en scène trois têtes d’affiche. Dans l’ordre, les rappeurs marocains Bo9al, Figoshin et enfin Dizzy Dross ont allumé le feu au stade du Ruc, à Casablanca, où, dès l’ouverture des portes à 16h, une foule immense de jeunes, souvent venus en bande, a foulé la pelouse pour célébrer la scène alternative nationale.
Dans le public, la ferveur fut immédiate. «Nous sommes venus pour assister au concert de Bo9al, on l’apprécie beaucoup, et nous avons passé un moment très agréable», témoigne un spectateur. Pour d’autres passionnés ayant fait le déplacement, l’engouement envers l’artiste est tout aussi tranché: «Bo9al est pour nous le meilleur rappeur», citant leurs titres préférés comme Hola, Tarabin ou Taraba, Smeeni.
C’est en effet à Bo9al qu’est revenu l’honneur d’inaugurer la scène et d’allumer le feu. Repéré en 2020 sur YouTube, ce rappeur originaire d’El Oulfa transforme le quotidien de son quartier populaire en matière musicale, affirmant un style brut porté par des projets tels que les EP Sbitar et Dracula ou la Tornado Mixtape. Après sa prestation survoltée, DJ Fly a pris le relais pour proposer un set axé sur le turntablism et la culture hip-hop, préparant le terrain pour Figoshin.
Lire aussi : L’Boulevard 2025: entre metal, rap et électro, une édition sous haute tension artistique
Né à Taza et ayant grandi à Ifrane, Figoshin a ensuite captivé l’auditoire grâce à son rap d’introspection. À travers sa plume précise et des morceaux comme Imperfect, Machi Lkhatri, Lalla w Mali, son projet Zone de Confort sorti en 2026, l’artiste aborde sans détours la santé mentale, le doute et les attentes sociales d’une génération sous pression.




