Casablanca: le rock de Hoba Hoba Spirit fusionne avec la puissance symphonique de l’Orchestre Philharmonique les 23 et 24 mai

Hoba Hoba Spirit, groupe de Rock marocain, et Dina Bensaïd cheffe de l'Orchestre Philharmonique du Maroc.

Le 18/04/2026 à 15h10

VidéoInédit. L’Orchestre Philharmonique du Maroc et Hoba Hoba Spirit uniront leurs univers les 23 et 24 mai 2026, à Casablanca, pour deux concerts exceptionnels à l’Espace Sacré-Cœur. Sous la direction de la cheffe d’orchestre Dina Bensaïd, cette création ambitionne de revisiter le rock marocain à l’aune du symphonique et de décloisonner les publics.

Deux univers, deux langages… et une même scène. À Casablanca, le pari est lancé: faire dialoguer l’énergie brute du rock avec la finesse du symphonique. L’Orchestre Philharmonique du Maroc s’associe à Hoba Hoba Spirit, les 23 et 24 mai, pour une création inédite qui promet de bousculer les codes.

Sur scène, des titres cultes comme «Bienvenue à Casa», «Fhamator», «Sidi Bouzekri» ou «Zamita» vont changer de peau. Exit les versions originales: place à des arrangements sur mesure signés Stéphane Gobert, où guitares, cuivres et cordes s’entremêlent. Une «nouvelle vie» pour ces morceaux, pensés désormais à l’échelle d’un orchestre de 80 musiciens.

Mais derrière cette fusion, il y a surtout une envie de casser les codes. «C’est à la fois des publics très différents et l’idée, c’est que l’un nourrisse l’autre», explique Dina Bensaïd. «Ceux qui viennent pour l’orchestre vont peut-être découvrir Hoba Hoba Spirit, et inversement. La diversité, c’est aussi ce qui fait ce que nous sommes au Maroc», ajoute-t-elle.

L’initiative, elle, émane du rock. «C’est un classique pour les groupes de tenter des fusions symphoniques, mais nous ne l’avions jamais envisagé dans un contexte marocain», confie Reda Allali, leader de Hoba Hoba Spirit. «Mélanger les styles et les publics, c’est ce qui fait toute la beauté de l’expérience», ajoute-t-il.

Sur le papier, l’équation fait rêver. Dans la réalité, elle demande du boulot. Beaucoup de boulot. «Le concert dure une heure et demie, mais derrière, ce sont de longs mois de travail», rappelle Dina Bensaïd. Écriture des partitions, répétitions, ajustements sonores…chaque détail compte pour que les deux univers trouvent leur équilibre.

Même constat côté groupe. «On a commencé par réarranger les morceaux à distance…maintenant, il faut les jouer, les faire vivre», explique Reda Allali. «Une chanson peut naître avec une guitare dans un salon et finir avec 80 musiciens. La musique évolue», ajoute-t-il.

Le suspens plane autour du public. Les fans de rock vont-ils adhérer? Les amateurs de musique classique vont-ils suivre? Peu importe, tranche le leader du groupe. «On ne réfléchit pas à qui va venir. On se concentre sur ce qu’on fait. Avec de l’amour et de la sincérité, ça finit toujours par passer», conclut l’artiste.

Porté en partenariat avec la Fondation Ténor et soutenu notamment par WeCasablanca ainsi que d’autres partenaires, cet événement vise à faire dialoguer guitares électriques et violons le temps d’une soirée, offrant à Casablanca un moment rare où les frontières entre les genres s’estompent au profit de l’expression artistique.

Par Ryme Bousfiha
Le 18/04/2026 à 15h10