Comment Rabat a célébré la victoire des Lions de l’Atlas

Des supporters des Lions de l'Atlas à Rabat. (Y.Mannan/Le360)

Le 04/07/2026 à 21h55

VidéoLa première mi-temps avait glacé Rabat avec ce zéro partout qui maintenait la tension extrême. Puis en deuxième période, les Lions de l’Atlas explosaient sur le terrain. À chaque but inscrit, la capitale se levait d’un bloc. Réactions.

Rabat s’était figée samedi soir devant les écrans qui retransmettaient le match à Houston en attendant le coup de sifflet final. Dès l’annonce du score 3-0 en faveur des Lions de l’Atlas, des centaines de supporters ont quitté leurs domiciles pour envahir les avenues principales de la capitale.

À notre micro, un supporter n’a pas cherché à contenir l’émotion que lui inspirait cette éclatante victoire des Lions de l’Atlas. «C’est fou. C’est vraiment fou. Les quarts de finale, ce n’est plus un rêve. C’est une réalité. Dima Maghrib!», témoigne-t-il.

Un autre supporter revenait sur une rencontre qu’il dit avoir vécue avec une intensité rare. «Les Lions ont vraiment tout donné face au Canada. On a senti qu’ils jouaient avec le cœur, surtout en seconde période où ils ont complètement pris le dessus. Même devant les écrans géants, on ressentait la tension, la concentration de l’équipe. À chaque occasion, à chaque récupération de balle, à chaque intervention défensive, les supporters retenaient leur souffle. Puis les buts sont arrivés et, d’un seul coup, toute la ville a explosé de joie», raconte-t-il, la voix encore chargée d’émotion.

À chaque but inscrit sur la pelouse du stade de Houston, les habitants et les visiteurs de Rabat se levaient d’un même élan pour célébrer les Lions de l’Atlas. Les embrassades se multipliaient, les drapeaux rouges frappés de l’étoile verte s’agitaient au-dessus d’une foule toujours plus dense, tandis que les youyous et les klaxons couvraient les chants des supporters. Pendant quelques instants, la capitale vibrait à l’unisson, portée par une même fierté nationale.

Parmi la foule, une supportrice venue spécialement de Fès affichait un sourire radieux. Son pronostic, formulé avant même le coup d’envoi, s’était révélé juste. «Je suis venue de Fès et j’avais prédit 3 à 0. On a confiance en notre équipe», lance-t-elle, convaincue que cette qualification n’est qu’une étape vers un parcours encore plus ambitieux.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 04/07/2026 à 21h55