Le programme de réhabilitation et d’aménagement des oasis de la province de Zagora a franchi une étape décisive avec le lancement de 45 marchés, mobilisant une enveloppe de 13 millions de dirhams. Cependant, le faible taux de réalisation de certaines opérations sur le terrain a soulevé la question de l’adhésion des agriculteurs bénéficiaires, considérée comme une condition sine qua non de sa réussite.
Une réunion consacrée au suivi de l’exécution de l’accord de partenariat relatif à ce programme et à l’état d’avancement des opérations prévues au titre de 2026 s’est tenue jeudi dernier au siège de la préfecture de la province de Zagora. «L’exposé présenté à cette occasion a révélé que les partenaires avaient engagé des crédits pour 45 marchés», rapporte Al Ahdath Al Maghribia dans son édition de ce lundi 5 octobre.
Ces marchés couvrent l’acquisition de plants de palmiers, l’arrachage des palmiers morts, le forage et l’équipement de puits collectifs, l’achat de tracteurs et de citernes d’irrigation, ainsi que la construction de seuils et d’ouvrages hydrauliques et l’aménagement de voies d’accès. Le programme comprend également l’équipement de coopératives agricoles, la création de centres de collecte de lait, la distribution de caprins, d’ovins et de ruches, le nettoyage des palmiers et la création d’unités de valorisation de leurs résidus.
La responsabilité de l’exécution de ces interventions est répartie entre plusieurs partenaires, notamment la préfecture de la province de Zagora, l’Office régional de mise en valeur agricole d’Ouarzazate (ORMVAO), l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA), les conseils de la région et des communes, ainsi que divers offices.
«Malgré cette mobilisation, la réunion a mis en évidence un écart manifeste entre la rapidité du lancement des projets et leur avancement sur le terrain», écrit Al Ahdath Al Maghribia. L’exemple le plus frappant demeure l’aménagement des fosses destinées à la plantation de rejets de palmiers. Cette tâche, qui incombe aux agriculteurs au sein de leurs exploitations, affiche un taux de réalisation de seulement 2 à 4%. Ce retard menace le calendrier de plantation, la préparation des fosses constituant un préalable indispensable.
Dans ce contexte, le gouverneur de la province a appelé chaque partie à assumer ses responsabilités, affirmant que les efforts déployés par les partenaires devaient s’accompagner d’une mobilisation des bénéficiaires.




