La Chambre correctionnelle du tribunal de première instance de la Cour d’appel de Rabat a rendu son verdict dans la soirée du lundi 22 juillet, mettant fin à une affaire de vol spectaculaire ayant ciblé un entrepôt de la Direction régionale du ministère de l’Éducation nationale à Rabat, indique le quotidien Al Akhbar de ce mercredi 13 mai. Les faits remontent à quelques semaines, lorsque des malfaiteurs ont forcé l’entrée d’un dépôt situé dans la zone de sécurité Hassan Akkad, à Rabat, qui abritait, indique le quotidien, «du matériel informatique de pointe, destiné aux élèves des établissements scolaires de la région dans le cadre du programme des écoles pionnières». Parmi les équipements dérobés, il y avait environ 250 appareils, dont une centaine de tableaux électroniques, des ordinateurs et divers accessoires technologiques, prêts à être distribués aux établissements éducatifs.
L’enquête, menée sous la supervision du Parquet général près la Cour d’appel de Rabat, a permis d’identifier et d’arrêter les principaux suspects et a permis de révéler que «le cerveau présumé de ce braquage était un ancien agent de sécurité privé, qui, grâce à sa connaissance des lieux et des horaires, aurait planifié l’opération en exploitant les failles de sécurité du dépôt. Les caméras de surveillance ont capté des images clés de l’opération, confirmant son implication directe dans ce vol», écrit le quotidien.
Lors du procès, la Chambre correctionnelle a examiné les preuves accablantes réunies contre les accusés: des rapports d’expertise réalisés sur place, des enregistrements vidéo des caméras de surveillance, et des indices matériels corroborant leur participation active dans cette affaire. Le juge a finalement prononcé une peine de trois ans de prison ferme à l’encontre de chaque prévenu, «une sanction ferme reflétant la gravité des faits», selon Al Akhbar.
Sur un autre volet, l’enquête a conduit à l’arrestation d’un commerçant de Rabat, qui détenait l’intégralité des appareils volés. Bien que cet individu ait affirmé «ignorer l’origine illégale» de ce recel, les enquêteurs ont pu démontrer qu’il était «parfaitement au courant de leur provenance frauduleuse», affirme le quotidien. La justice ne l’a pas épargné: l’homme a écopé d’une peine identique à celle des autres accusés: trois ans de prison ferme. Cette affaire révèle encore une fois, écrit Al Akhbar, «les failles sécuritaires dans les institutions publiques» et rappelle toute «l’importance d’une vigilance accrue pour protéger les ressources destinées à l’éducation des jeunes».




