La ville de Laâyoune s’apprête à franchir une étape structurante dans le développement de son pôle universitaire, avec la création annoncée de l’École nationale des technologies avancées. Cet établissement, appelé à devenir la première école d’ingénieurs de ce type dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, vise à renforcer l’attractivité académique du territoire.
Le projet ambitionne de diversifier l’offre de formation locale et de proposer aux bacheliers de la région des cursus techniques à forte valeur ajoutée, limitant ainsi la nécessité de mobilité vers les grands centres universitaires.
Hamdi Rguibi, directeur de l’École supérieure de technologies avancées de Laâyoune, relevant de l’université Ibn Zohr, précise que cet établissement s’inscrit dans la nouvelle génération des écoles d’ingénieurs au Maroc. Il proposera un cursus intégré de cinq ans, accessible directement après le baccalauréat, et conçu pour accompagner les étudiants tout au long de leur parcours d’ingénieur.
Le calendrier de mise en œuvre est d’ores et déjà arrêté, avec une ouverture prévue dès la rentrée universitaire 2026-2027 pour l’accueil des premières promotions. Sur le plan institutionnel, le projet a franchi des étapes décisives: il a obtenu l’aval de la Commission nationale de coordination de l’enseignement supérieur, présidée par le ministre Azzedine El Midaoui, ainsi que la validation du conseil de l’université Ibn Zohr lors de sa session du 24 avril dernier.
Lire aussi : Laâyoune: en images, l’inauguration du nouveau site du Lycée français international Paul Pascon
S’agissant de l’architecture pédagogique, le cursus sera structuré en deux cycles complémentaires. Les étudiants entameront leur formation par deux années de classes préparatoires intégrées, avant d’accéder à un cycle d’ingénieur de trois ans. Ce modèle, désormais bien établi, offre une certaine flexibilité, permettant aux étudiants de consolider leurs acquis ou d’envisager des réorientations vers d’autres filières universitaires en cours de parcours.
Les spécialités qui seront proposées devraient être annoncées prochainement par la présidence de l’université Ibn Zohr. Elles seront définies en cohérence avec les besoins technologiques émergents et les projets structurants de développement de la région, dans une logique d’adéquation formation-emploi.
Cette dynamique de restructuration dépasse le seul périmètre de Laâyoune. Le conseil de l’université a, dans le même élan, validé la transformation de la Faculté polydisciplinaire d’Es-Semara en Faculté des sciences humaines et sociales. Le projet est actuellement en cours d’examen au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur, dans l’attente de son adoption définitive et de sa publication au Bulletin officiel.




