Mystérieuse hépatite infantile: au 4 mai, aucun cas détecté au Maroc, le Dr Mouad Merabet rassure l'opinion publique

Un enfant malade (photo d'illustration).

Un enfant malade (photo d'illustration). . Unsplash

Aucun cas d’hépatite, touchant les enfants et dont l’origine est inconnue et qui avait déjà été identifié dans 20 pays, n’a été détecté au Maroc, jusqu’au 4 mai à 23h23, rassure le coordinateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique du ministère de la Santé, Mouad Merabet.

Le 05/05/2022 à 14h40

Dans une publication sur LinkedIn, le coordinateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique du ministère de la Santé, Mouad Merabet, a indiqué qu’«à la date du 4 mai 2022 à 23h23, aucun cas d'hépatite aiguë d'étiologie inconnue chez les enfants (probablement Adénovirus) n'a été enregistré au Maroc».

Vendredi 22 avril dernier, le ministère de la Santé a indiqué suivre de près la situation épidémiologique mondiale, dans le cadre du dispositif international de vigilance sanitaire du Centre national d’opérations d’urgence en santé publique (CNOUSP).

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, mardi 3 mai, que près de 230 cas probables d'hépatites d'origine inconnue chez des enfants ont été signalés dans 20 pays et que plus de 50 autres cas sont en cours d'investigation.

Les premiers cas d'hépatite aiguë sévère d'étiologie inconnue chez des enfants de moins de 10 ans ont été détectés début avril au centre de l'Ecosse. Le 8 avril, 74 cas avaient été identifiés au Royaume-Uni. Cette hépatite touche principalement les enfants de moins de 10 ans, et se manifeste par des symptômes comme jaunisse, diarrhées, vomissements et douleurs abdominales. Certains cas ont nécessité une transplantation du foie.

Les habituels virus à l'origine de l'hépatite virale aiguë (de A à E) n'ont été détectés dans aucun des cas, selon le Centre européen de contrôle et de prévention des maladies (ECDC) et l'OMS. Une analyse de ces mystérieux cas d'hépatites aux Etats-Unis a conduit les autorités sanitaires américaines à privilégier la semaine dernière la piste d'un adénovirus sans toutefois l'établir comme cause définitive.

Ces adénovirus sont généralement plutôt connus pour provoquer des symptômes respiratoires, des conjonctivites ou encore des troubles digestifs. La transmission survient par voie oro-fécale ou respiratoire, avec des pics épidémiques souvent en hiver et au printemps, et plus souvent en communautés (crèches, écoles, etc). La majorité des humains sont infectés avant leurs 5 ans.

Par Hajar Kharroubi
Le 05/05/2022 à 14h40