L’homme arrêté le vendredi 25 septembre 2026 à Marrakech, à proximité du tribunal de première instance, a été pris la main dans le sac. Repéré par les caméras de surveillance, il prétendait servir d’intermédiaire et escroquait les proches de détenus en leur promettant d’intervenir dans leur affaire.
«Il leur faisait croire qu’il était possible de «racheter» des jugements ou de falsifier des décisions judiciaires, en échange de sommes d’argent allant de 20.000 à 40.000 dirhams», indique Assabah de ce mardi 29 septembre. À la fin de la période de garde à vue, précisent les sources du quotidien. Son procès doit incessamment débuter, indiquent les sources d’Assabah, après que le mis en cause a été déféré, dimanche 27 septembre 2026, devant le procureur du Roi près le tribunal de première instance de Marrakech, qui a décidé de le poursuivre en état de détention pour escroquerie, intermédiation judiciaire, possession et consommation de drogue.
L’enquête permettra de déterminer s’il agissait seul ou en complicité avec d’autres personnes alors que, selon le quotidien, l’expertise de son téléphone portable et l’examen des différentes communications reçues ou émises, permettra d’apporter des éléments à même de déterminer d’éventuelles ramifications dans cette affaire et d’identifier d’autres victimes qui ont pu être escroquées selon ce mode opératoire. Cette affaire relance le débat des «intermédiaires des tribunaux», dont la réputation d’escrocs n’est plus à faire par leur exploitation de la détresse de personnes qui ont maille à partir avec les tribunaux.




