L’identité des auteurs du meurtre du chauffeur InDrive révélée

La Cour d'appel de Casablanca.

Revue de presseL’enquête sur l’assassinat de Yassine, le conducteur retrouvé calciné, révèle une liste de suspects déconcertante. Le tueur principal s’avère être un militaire de profession, secondé par sa maîtresse, infirmière dans une clinique privée, qui a servi d’appât pour piéger la victime. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 07/06/2026 à 19h30

Le quotidien Assabah lève le voile sur les détails terrifiants d’une affaire criminelle qui a secoué le pays, impliquant le meurtre, la mutilation et la crémation d’un chauffeur travaillant pour une application de transport. Suite à ces révélations, le juge d’instruction près la Cour d’appel de Casablanca a ordonné le placement en détention provisoire, à la prison locale d’Oukacha, des assassins présumés du conducteur d’InDrive, Yassine, dans l’attente d’un interrogatoire approfondi. «Les prévenus font face à de lourdes charges criminelles, notamment la constitution d’une bande criminelle, le kidnapping, le meurtre avec préméditation, la mutilation de cadavre, le vol qualifié, la complicité de meurtre et de vol, la non-assistance à personne en danger, la non-dénonciation de crime et le recel d’objets volés», souligne le quotidien dans son édition du lundi 8 juin.

La surprise a été totale lors de la présentation de neuf suspects devant le procureur général du Roi près la Cour d’appel, avant leur transfert devant le juge d’instruction. L’enquête a révélé que le tueur principal est un militaire de profession. C’est sa maîtresse qui a attiré le chauffeur pour qu’il la prenne en charge. Elle a ensuite assisté à toute la scène d’étranglement et de vol du véhicule de la victime. Cette jeune femme exerce comme infirmière dans une clinique privée.

Par ailleurs, l’oncle de la victime, qui travaille au sein des forces auxiliaires, est poursuivi pour avoir dissimulé le crime après avoir été informé des faits par l’auteur principal. «De son côté, un ami du militaire, ayant des antécédents judiciaires et poursuivi pour complicité, a aidé à achever la victime alors qu’elle agonisait», lit-on dans Assabah.

La liste des personnes impliquées comprend également un propriétaire de station de lavage de voitures et d’autres complices, dont un ancien militaire qui s’est reconverti dans le commerce de téléphones et qui a acheté un téléphone portable ainsi qu’une chaîne en or appartenant au défunt, sans oublier trois autres individus impliqués à divers degrés. La poursuite de six des neuf suspects en état d’arrestation et leur incarcération découlent de l’intime conviction du juge d’instruction quant à leur implication directe dans des actes criminels de nature pénale, sur la base des conclusions des investigations menées par la police judiciaire sous la supervision du parquet compétent.

Parmi les faits glaçants de cette tragédie, révélés par l’avocat de la famille de la victime, Me Abdelrahim Hakam, l’auteur principal et sa maîtresse ont insisté pour s’asseoir sur la banquette arrière du véhicule InDrive sous prétexte que le premier souffrait d’une blessure à la jambe. Cette ruse visait à faciliter l’agression du chauffeur, le vol de sa voiture et de ses effets personnels, avant de prendre la décision de l’achever et de brûler son corps afin de maquiller le crime.

Face à l’urgence et au désarroi, le tueur principal a décidé d’appeler à l’aide l’un de ses amis, un repris de justice, pour l’accompagner dans sa quête d’un endroit discret où se débarrasser du corps. C’est à ce moment-là qu’il a également contacté son oncle, membre des forces auxiliaires, pour l’informer des détails du crime et chercher des solutions pour échapper à la justice. Pendant ce temps, le criminel continuait de solliciter l’aide d’autres personnes. Dans un moment de confusion totale et avant de trouver un plan définitif, ils ont jeté le corps inconscient de Yassine dans un terrain vague de la région d’Ouled Azzouz, avant de le mutiler en y mettant le feu. L’objectif était d’effacer les indices du crime et de tromper les services de sécurité.

Par La Rédaction
Le 07/06/2026 à 19h30